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Dans les yeux de l’épaulard résident du sud

Boulevard du Pacifique

Avec Jacques Dufresne

En semaine de 15 h 30 à 18 h,
de 16 h 30 à 19 h au Yukon

Dans les yeux de l’épaulard résident du sud

Rattrapage du jeudi 3 septembre 2020
vue à la première personne d'un épaulard grâce à une caméra.

Les scientifiques ventousent des caméras aux dos des épaulards pour mieux les comprendre, une première en Amérique du Nord.

Photo : Courtoisie : Unité de recherche des mammifères marins

« On va attacher des caméras sur le dos des épaulards, pour amasser des données sur les profondeurs des poissons, les méthodes d'attaque, etc. », explique Andrew Trites, professeur et directeur de l'Unité de recherche des mammifères marins de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC).

Cette année, les épaulards résidents du sud ont tardé à faire leur apparition dans les eaux au large de la Colombie-Britannique. Alors qu'on les attendait en mai, ils ne sont arrivés qu’au début du mois de juillet, ce qui inquiétait les chercheurs.

Les épaulards étaient absents de la C.-B. tout le mois d’août, mais ils viennent d’arriver ici il y a deux jours. On espère qu'ils vont rester tout le mois de septembre, confie Andrew Trites.

Avec la pandémie, les expéditions pour les suivre en bateau ont été retardées, mais l'Unité de recherche des mammifères marins a pu finalement embarquer à la fin août pour essayer de localiser ces épaulards. On va pouvoir les suivre pour savoir s’ils ont assez de poisson pour se nourrir ici. Ils sont un peu plus minces que les résidents du nord, observe le scientifique qui a passé auparavant plusieurs semaines à observer les épaulards du nord.

On est les premiers en Amérique de Nord à faire cette sorte de recherche avec les épaulards.

Andrew Trites, professeur et directeur de l'Unité de recherche des mammifères marins de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC).

Grâce à ces caméras (Nouvelle fenêtre), les chercheurs espèrent en savoir plus sur ces épaulards résidents du sud. On veut voir quels types de poissons ils attrapent, comment est-ce qu’ils partagent ça entre eux. Ces caméras nous permettent de voir ce qu’ils voient, l’état dans lequel ils sont et dans lequel est leur environnement, détaille Andrew Trites.

Ce n’est pas facile pour attacher ces caméras. On a un bâton de 26 pieds de longueur, et on presse la caméra avec des ventouses sur l’épaulard, explique-t-il. Quelques jours plus tard, ils récupèrent la caméra qui flotte à la surface et en analysent les images.

On a encore deux semaines d’expédition, le but est de comparer les épaulards résidents du nord qui sont quatre fois plus nombreux et dans une meilleure santé, à ceux du sud, pour savoir pourquoi ils sont mieux là-bas.

Andrew Trites, professeur et directeur de l'Unité de recherche des mammifères marins de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC).

Avec la pandémie, monter cette expédition fut très difficile. Deux semaines avant de partir, on ne pouvait pas avoir de contacts avec d’autres gens, on est neuf sur le bateau, sans contact avec d’autres, comme des sardines, mais le moral est haut et tout se passe bien pour le moment, rassure Andrew Trites.

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