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Boulevard du Pacifique

Avec Jacques Dufresne

En semaine de 15 h 30 à 18 h

À quand le retour des festivals en Colombie-Britannique ?

Rattrapage du mercredi 12 août 2020
Une foule lors d'un spectacle en plein air.

Pour les communautés de la Colombie-Britannique, un été sans concert engendrera des pertes financières de centaines de millions de dollars.

Photo : Associated Press / Amy Harris

Martin Roy, Président-directeur général du Regroupement des événements majeurs internationaux (RÉMI), Alpha Yaya Diallo, guitariste, chanteur et compositeur, et Gilles Poulin-Denis, metteur en scène et producteur de théâtre, discutent de l'avenir des événements artistiques et des festivals avec la pandémie.

La pandémie de la COVID-19 a bouleversé le monde des arts, et les organisateurs des festivals du pays luttent au quotidien dans un avenir plus qu’incertain. Certains ont peut-être tout simplement fermé le temps que ça se passe, et d’autres tentent de trouver des façons d’exister dans l’espace virtuel ou public de manière différente, explique Martin Roy.

Le virage en ligne observé dans le milieu des arts commence à s'essouffler, selon Gilles Poulin-Denis. Il y a peut-être un épuisement en ligne en termes de contenu tant pour les artistes que le public », juge-t-il, « le contact entre le public et les artistes, c’est aussi un manque qui va se faire ressentir.

L’interaction entre le public et l'artiste, c’est irremplaçable et ça nous manque.

Alpha Yaya Diallo, guitariste, chanteur et compositeur

Pour Martin Roy, les organisateurs des festivals doivent relever trois défis : sanitaire, budgétaire et créatif.

L’important est de limiter les pertes et maintenir en place les équipes pour reprendre les activités quand la pandémie sera terminée, confie-t-il.

L'annonce de l’autorisation des festivals de 250 personnes au Québec est un bon pas en avant, selon lui, mais pas suffisant. On pousse avec le gouvernement fédéral pour mieux accompagner les festivals et les événements », dit-il. « Il y a eu un petit manque de soutien à notre secteur, surtout que nous étions les premiers à fermer, ajoute Gilles Poulin-Denis.

On n’aura pas de revenus avant l’année prochaine, et on a un grand désert à traverser d’ici là.

Martin Roy, Président-directeur général du Regroupement des événements majeurs internationaux (RÉMI)

Les événements et festivals sont très importants dans les écosystèmes dans lesquelles ils oeuvrent, comme pour le jazz, en humour ou en danse, souligne Martin Roy, ils favorisent la relève et donnent des plateformes à chacun des artistes.

Gilles Poulin-Denis et Alpha Yaya Diallo ont tous les deux hâte de retrouver cette communion avec le public. C’est la meilleure façon pour l’artiste de diffuser sa musique, conclut le guitariste Vancouvérois d’origine guinéenne.

La pandémie a modifié la façon de créer, il y a une résilience de la part des artistes, en prenant la pandémie comme une contrainte de création.

Gilles Poulin-Denis, metteur en scène et producteur de théâtre

Une table ronde préparée par Guillaum Tzélépoglou.

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