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Boulevard du Pacifique

Avec Jacques Dufresne

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Être en prison pendant la pandémie

Rattrapage du lundi 10 août 2020
Tour de garde de la prison de mission.

La prison de Mission a été le foyer d'une forte éclosion de la COVID-19 dans la province.

Photo : Radio-Canada / Rafferty Baker

« Il est évident qu'il reste beaucoup à faire pour amener les conditions de vie des prisonniers à un niveau acceptable, malheureusement », déplore Yvon Dandurand, criminologue et professeur à l'Université de la Vallée du Fraser.

La pandémie de la COVID-19 a particulièrement touché le quotidien des plus démunis, parmi lesquels on retrouve notamment les prisonniers.

La 46e Journée de la justice pour les prisonniers est l’occasion de faire le point sur les conditions de vie des prisonniers, mises à mal pendant la pandémie. La pandémie a augmenté les tensions à l’intérieur des prisons, note Yvon Dandurand.

Les problèmes des prisons ne datent pas d’hier, selon lui : Ce sont des problèmes qui existent depuis longtemps et qui sont mis en lumière par des événements spéciaux, ici la pandémie.

La pandémie s’est avérée révélatrice des faiblesses du système judiciaire.

Yvon Dandurand, criminologue et professeur à l'Université de la Vallée du Fraser

Pour le spécialiste, la crise sanitaire a également montré que des solutions existent à ces problèmes. La pandémie nous a révélé que l’on met des gens en prison qui auraient pu être laissés dans la communauté, dit-il.

En effet, de nombreux prisonniers ont été remis en liberté surveillée en attente de leur procès, pour désengorger les prisons. Cette initiative a rencontré un succès certain. La pandémie a aussi mis en avant des solutions, et si elles ont pu être implémentées en quelques mois, pourquoi ne l’a-t-on pas fait avant?, demande Yvon Dandurand.

Les gouvernements sont bien au courant de ces défis, selon le criminologue, mais c’est l’opinion publique qui, selon lui, freine les réformes. Les gens ne répondent pas forcément bien aux alternatives aux prisons pour prévenir le crime, explique-t-il, il y a pourtant d’autres solutions qui seront plus efficaces que la détention de courte durée.

Les choses pourraient cependant évoluer. La province a choisi de débattre lors d’un sommet organisé à l'automne cette année, des alternatives à l’emprisonnement de courte durée.

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