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Boulevard du Pacifique

Avec Jacques Dufresne

En semaine de 15 h 30 à 18 h

La santé physique et mentale des athlètes pendant la pandémie

Rattrapage du mercredi 5 août 2020
Les JO seront présentés en 2021 à Tokyo plutôt qu'en 2020

Le report des Jeux olympiques de Tokyo à 2021 et la pandémie sont un vrai défi pour certains athlètes.

Photo : afp via getty images / CHARLY TRIBALLEAU

Liz Gleadle, athlète olympique, spécialiste du lancer de javelot, et Amélie Soulard, préparatrice mentale à l'Institut National du Sport du Québec, discutent de l'impact de la COVID-19 sur la santé physique et mentale des athlètes de haut niveau.

On ne savait pas si les Jeux olympiques auraient lieu, alors c’était vraiment stressant de s'entraîner avec passion, rigueur, et concentration, confie Liz Gleadle.

Les Jeux olympiques de Tokyo auraient dû avoir lieu cet été, mais ils ont été repoussés à l’année prochaine à cause de la pandémie de COVID-19. Un coup dur pour les athlètes de haut niveau, pour qui s'entraîner pendant la pandémie relève parfois du défi.

On essayait d’être prêt pour la compétition, mais on n’avait pas accès à nos entraîneurs et aux installations, souligne Liz Gleadle, détentrice du record du Canada en lancer de javelot.

La pandémie de COVID-19, c’est beaucoup de stress, et ça a un impact sur notre système en tant qu’athlète.

Liz Gleadle, athlète olympique, spécialiste du lancer de javelot et détentrice du record du Canada dans la discipline.
une femme se prépare à lancer un javelot sur une piste.

Malgré la pandémie, l'athlète olympique spécialiste en lancer de javelot Liz Gleadle continue son entraînement.

Photo : Liz Gleadle

Pour Amélie Soulard, chargée de cours à la Faculté des Sciences de l'Activité Physique de l'Université de Sherbrooke, tous les athlètes ont eu des réactions différentes face à la pandémie. L’incertitude était là pour tout le monde, mais certains l’ont pris avec beaucoup de philosophie, alors que d’autres ont remis en cause leur participation aux Jeux ou leur carrière professionnelle, dit-elle.

Pour certains athlètes, la santé mentale s’est détériorée s’il y avait déjà des conditions préexistantes, mais en général, il n'y a pas eu de problématiques de santé mentale, à part le stress normal et la baisse de motivation, détaille Amélie Soulard.

L'entraînement est devenu plus général, on a pratiqué un entraînement physique et mental plus qu’un entraînement technique, propre à son sport.

Amélie Soulard, chargée de cours à la Faculté des Sciences de l'Activité Physique de l'Université de Sherbrooke et Préparatrice mentale à l'Institut National du Sport du Québec.

L’avenir des athlètes professionnels est incertain, ils ne savent pas quand vont reprendre les compétitions internationales. Je vais essayer de faire une compétition aux États-Unis ou en Europe en avril, mais on ne sait pas, déplore Liz Gleadle.

Alors pour tenir, il faut revenir à l’essentiel et trouver du plaisir dans son quotidien, selon Amélie Soulard. Le lancer du javelot c’est le sport que j’aime et ça m’apporte de la joie, c’est l’essentiel, résume à son tour Liz Gleadle. Elle peut également compter sur le soutien de son entourage dans cette épreuve.

Au lieu de se dire que l’on perd une année, il faut se dire que l’on gagne du temps pour se préparer.

Amélie Soulard, chargée de cours à la Faculté des Sciences de l'Activité Physique de l'Université de Sherbrooke et Préparatrice mentale à l'Institut National du Sport du Québec.

Table ronde préparée par Guillaum Tzélépoglou

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