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Boulevard du Pacifique

Avec Jacques Dufresne

En semaine de 15 h 30 à 18 h

La catastrophe du Mount Polley, six ans après

Rattrapage du mardi 4 août 2020
Vue aérienne des dommages causés par l’éclatement de la digue de la mine du mont Polley, le 5 août 2014.

Vue aérienne des dommages causés par l’éclatement de la digue de la mine du mont Polley, le 5 août 2014.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

« Les déchets miniers se trouvent maintenant dans le fond du lac Quesnel, et les scientifiques en trouvent encore les traces aujourd'hui » . Ugo Lapointe, coordonnateur du programme canadien de MiningWatch Canada, revient sur les leçons à tirer de la catastrophe.

Le 4 août 2014, 4,5 millions de mètres cubes de boues hautement polluées se déversaient dans le lac Polley, puis dans le lac Quesnel en contrebas. Le barrage de la mine Polley venait de céder, répandant 134 tonnes de plomb dans la nature, dans la région des Cariboos.

L’eau s’était accumulée derrière le barrage pendant le week-end, et lorsqu’il a cédé, tout s’est déversé dans les lacs environnants, explique Ugo Lapointe. La vague a tout détruit sur une dizaine de kilomètres.

Six ans plus tard, il n’y a eu aucune sanction de la part du gouvernement provincial ou fédéral, ça envoie un très mauvais message à l’ensemble de l’industrie.

Ugo Lapointe, coordonnateur du programme canadien de MiningWatch Canada

La première Ministre de l’époque, Christie Clark avait déclaré l’état d’urgence dans les communautés environnantes et interdit la consommation d’eau du lac. Depuis, la compagnie a dépensé 100 millions de dollars pour rétablir le ruisseau détruit et récupérer une partie des déchets, note Ugo Lapointe.

Même si la Colombie-Britannique a changé certains règlements pour améliorer la conception des barrages miniers, il faut aller plus loin, selon Ugo Lapointe. Il faut interdire ces déchets miniers à proximité des zones habitées ou écologiquement sensibles, dit-il.

L’extraction minière produit énormément de déchets miniers, et si on veut les éliminer il faut revoir nos méthodes de consommation.

Ugo Lapointe, coordonnateur du programme canadien de MiningWatch Canada

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