•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Boulevard du Pacifique

Avec Jacques Dufresne

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Utiliser les abeilles pour mesurer le plomb dans l’air

Rattrapage du mardi 4 août 2020
Des abeilles arrivent à la ruche.

En butinant, les abeilles récoltent aussi le plomb contenu dans l'air et le ramène dans leur miel.

Photo : iStock

« Nous avons développé, ici à Vancouver, l'étude du miel comme bio-indicateur de l'environnement », annonce Dominique Weis, chercheuse en géochimie à l'Université de la Colombie-Britannique.

Les 15 et 16 avril 2019, la Cathédrale Notre-Dame de Paris brûlait. Des cendres noires se propageaient dans la capitale française, polluant l’air avec du plomb notamment.

Des chercheuses de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC), ont récemment évalué la pollution au plomb de la ville de Paris suite à cet incendie, grâce au miel produit par les abeilles parisiennes.

On a analysé 36 échantillons de miel localisés dans le périmètre de Paris, mais aussi une petite dizaine autour, explique Dominique Weis. Ce sont les abeilles qui échantillonnent l’environnement pour nous, et elle travaille sur un rayon très localisé de 2 à 3 km.

Le miel analysé est cinq à 10 fois plus concentré en plomb après l’incendie.

Dominique Weis, chercheuse en géochimie à UBC et directrice du Pacific Centre for Isotopic and Geochemical Research

Les concentrations en plomb, même si elles ont décuplé avec l’incendie, restent tout de même minimes. C’est en partie par milliard, c’est à dire l’équivalent d’une goutte d’eau dans une piscine olympique, détaille Dominique Weis. Le miel de Paris reste donc largement comestible.

Il faudrait manger un kilo de miel par jour pour arriver au niveau maximal recommandé. Je pense qu’on aurait tous des problèmes de diabète avant d’avoir des problèmes d’accumulation de plomb.

Dominique Weis, chercheuse en géochimie à UBC et directrice du Pacific Centre for Isotopic and Geochemical Research

Il y a du plomb dans le miel, mais il y a du plomb dans tout, prévient la chercheuse en géochimie. Le plomb, matière volatile, est en effet beaucoup présente dans l’air depuis l’utilisation, désormais interdite, du plomb dans l’essence.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi