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Boulevard du Pacifique

Avec Jacques Dufresne

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Mais où sont passés les épaulards résidents du sud?

Rattrapage du lundi 29 juin 2020
Un groupe d'épaulard avec un traversier qui passe derrière.

Les épaulards résidents du sud sont menacés par les activités humaines qui créent de la pollution et des nuisances acoustiques dans l'eau.

Photo : C. Emmons/NOAA Fisheries

« Nos épaulards ne sont pas là, d'habitude ils viennent au mois de mai ou juin, et là, on ne les a pas vu », s'inquiète Andrew Trites, professeur et directeur de l'Unité de recherche des mammifères marins de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC).

Selon le groupe Ocean Networks Canada, qui surveille le bruit des navires et les sons émis par les mammifères marins tels que les épaulards, les bruits provenant de l’activité humaine en mer ont réduit de 75 %. Ça rend l’océan très calme, un niveau que l’on n’a pas vu depuis 30 ou 40 ans, note Andrew Trites.

Pour autant, les épaulards résidents du sud, qui migrent habituellement chaque année jusqu’à la côte britanno-colombienne, sont introuvables. C’est la 4e année que c’est comme ça, il y a pourtant le même niveau de saumon depuis cinq ou six ans, estime le chercheur.

S’ils ne sont pas là, où sont-ils ?, questionne alors Andrew Trites. Plusieurs hypothèses sont envisagées, mais les scientifiques penchent pour les eaux au large de la Californie ou de l’Oregon, même si personne ne les a aperçu encore.

Il y a eu une morte en décembre 2016 chez les épaulards, la plus âgée, celle qui menait le groupe, et ils ne sont plus revenus depuis. Ses filles ont peut-être décidé d’aller ailleurs, mais personne ne sait où ils sont.

Andrew Trites, professeur et directeur de l'Unité de recherche des mammifères marins de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC)

Alors Andrew Trites et son équipe vont se lancer à leur recherche. À la mi-août, on va commencer notre expédition, on a fait tous nos papiers pour vivre en communauté de neuf scientifiques sur un petit bateau, confie-t-il, on va faire notre isolation ensemble.

Grâce à un système hydro-acoustique qui leur permet de visualiser les bancs poissons, ils espèrent repérer ces épaulards plus au nord, au mois de septembre.

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