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<em>Dope is death</em>&nbsp;:&nbsp;quand les Black Panthers soignaient la dépendance avec l'acupuncture

Boulevard du Pacifique

Avec Jacques Dufresne

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Dope is death : quand les Black Panthers soignaient la dépendance avec l'acupuncture

Rattrapage du mercredi 24 juin 2020
Mutulu Shakur, derrière la vitre d'une prison.

Le film Dope is Death revient sur la création d'un centre d'acupuncture communautaire par Mutulu Shakur, dans les années 1970.

Photo : Courtoisie Mia Donovan

« C'est une histoire qui touche à beaucoup de choses comme le racisme, l'accès aux soins, et la politique », explique la cinéaste et photographe montréalaise Mia Donovan. Dope is death est présenté au Festival virtuel du film documentaire Doxa jusqu'au 26 juin 2020.

Le film documentaire Dope is death (Nouvelle fenêtre) revient sur un fait un peu connu du grand public : dans les années 1970, un centre communautaire du Bronx, à New York, fondé entre autre par les Black Panthers, a traité la dépendance à l'héroïne grâce à l'acupuncture.

La réalisatrice montréalaise Mia Donovan a découvert ce sujet hors du commun d’une façon inattendue : Il y a un lien avec Montréal parce que les Black Panthers et les Portoricains sont venus à Montréal pour étudier l’acupuncture, précise-t-elle.

Ainsi, pendant des années, ce centre a traité des utilisateurs de drogues en apaisant les effets secondaires du sevrage d’héroïne grâce à l’acupuncture. Tu ne peux pas faire de l’argent avec ça, l'acupuncture est presque gratuite, souligne Mia Donovan, depuis 50 ans, la méthadone est le traitement le plus populaire utilisé dans le monde médical. Ceci explique le manque de popularité de cette pratique, basée sur le protocole NADA, qui existe encore aujourd’hui.

En 1969, les Black Panthers donnaient des repas gratuits à 50 000 enfants, mais le gouvernement voulait que les gens les voient que comme une menace.

Mia Donovan, réalisatrice de Dope is death

De plus, les services de renseignement américains de l’époque ont veillé à ce que ce programme soit enterré : Il y a un programme qui s’appellait COINTELPRO, une partie de la CIA, et J. Edgar Hoover ont vu les Black Panther comme une grande menace au système américain, ils ne voulaient pas que le public voie les bonnes choses qu’ils faisaient, explique la réalisatrice.

J’ai toujours été inspirée par l’idée du contrôle narratif, il est facile d’occulter la lutte de certaines personnes.

Mia Donovan, réalisatrice de Dope is death

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