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Soigner des animaux de compagnie durant la COVID-19

Boulevard du Pacifique

Avec Jacques Dufresne

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Soigner des animaux de compagnie durant la COVID-19

Rattrapage du mardi 26 mai 2020
une femme assise en tailleur avec un chien sur les genoux dnas une clinique vétérinaire.

La clinique vétérinaire où elle travaille restant une des rares ouvertes, Estelle Messiet n'a jamais eu autant de travail que depuis la pandémie

Photo : Burrard Animal Hospital

« On n'accueille plus les gens physiquement dans les salles de consultation, on nous a demandé de porter des masques en tout temps parce qu'on ne peut pas respecter la distanciation physique entre nous. On porte des gants pour manipuler les animaux et les protocoles de désinfection sont très rigoureux », explique Estelle Messiet. Cette technicienne dans une clinique vétérinaire d'urgence de Vancouver travaille à plein régime depuis le début de la pandémie.

Estelle Messiet fait partie de ceux qui ont pu garder leur emploi pendant la crise sanitaire. La clinique vétérinaire est un service essentiel, et parce que nous faisons des services d’urgence, le collège des vétérinaires nous a demandé de rester ouvert tout le long de la pandémie, dit-elle.

Cependant, son quotidien de travail a bien évolué, lui : On a une cadence de 30 minutes de rendez-vous, mais avec les protocoles mis en place, ça nous prend beaucoup plus de temps. [...] Du coup, on se retrouve souvent avec deux rendez-vous en même temps et le même nombre de personnes qui travaillent , explique la technicienne.

En effet, les protocoles de sécurité sanitaire ont été renforcés dans la clinique : Le propriétaire dépose son animal chez nous et ensuite, tout se fait par téléphone avec le technicien puis le vétérinaire, témoigne Estelle Messiet.

De plus, la découverte de deux cas de COVID-19 sur des chats dans la ville de New-York le mois dernier l’a fait redoubler de vigilance. On nous a demandé de faire beaucoup plus attention dans la manipulation des animaux, en utilisant des gants notamment et en désinfectant les cages où sont les animaux, note-t-elle. Les jouets des animaux sont refusés et la clinique utilise ses propres laisses et colliers.

J’ai commencé comme technicienne vétérinaire en arrivant à Vancouver il y a trois ans, et là, j’essaye de rentrer dans une école d’infirmière. Mon travail actuel est assez proche de celui d’infirmière.

Estelle Messiet, technicienne dans une clinique vétérinaire d’urgence de Vancouver

En dehors du travail, Estelle Messiet ajuste son quotidien à la pandémie de COVID-19. Son conjoint a été mis à pied et elle ne peut pas autant voir sa famille qu’avant, pour les protéger, même avec le déconfinement.

J’ai un papa qui est assez âgé que je dois protéger, donc je prendrai des mesures aussi longtemps qu’il le faudra, confie-t-elle, j’ai dû arrêter de le voir avec mon travail, je ne l’ai pas vu depuis bientôt trois mois.

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