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Repenser toute l’organisation du travail

Boulevard du Pacifique

Avec Jacques Dufresne

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Repenser toute l’organisation du travail

Rattrapage du lundi 25 mai 2020
Des ampoules avec un fond en bois où des idées et des rouages sont inscrits.

La pandémie de la COVID-19 pourrait bien bouleverser l'organisation du travail telle qu'on la connait aujourd'hui

Photo : Shutterstock / Phonlamai Photo

« Je pense que ça vient confirmer une nouvelle réalité pour les employeurs et les employés. [...] Lorsqu'on a des symptômes grippaux, il va falloir rester à la maison, et le gouvernement essaye de mettre en place les moyens de l'organiser », analyse Julien Picault, professeur de sciences économiques à l'Université de la Colombie-Britannique (UBC) Okanagan. La crise de la COVID-19 pousse le gouvernement de Justin Trudeau à alléger les conditions de travail des Canadiens.

Ottawa serait d'accord pour accorder 10 jours de congés maladie payés aux travailleurs du pays. Légalement, en ce moment il n’y a pas de minimum, c’est au bon vouloir des entreprises, explique Julien Picault.

Il n’y a aucune annonce pour l’instant, le fédéral travaille avec les gouvernement provinciaux pour avoir un cadre d’application, confie-t-il, la vraie question est : qui va payer?. En effet, l’idée serait que le travailleur en congés maladie reçoive tout ou partie de son salaire. Mais la charge de ce salaire reste à être attribuée entre le gouvernement fédéral, les gouvernements provinciaux ou les entreprises.

Les entreprises ont pour l’instant pas la capacité de payer ces congés, là on parle d’aider les entreprises à sortir de la crise. [...] Il va falloir que le gouvernement les prenne en charge, au moins au début

Julien Picault, professeur de sciences économiques à l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) Okanagan

L’autre innovation phare dans le domaine de l’organisation du travail qui a été soulevée ces derniers temps est celle de la semaine de quatre jours. Si on veut que les gens partent le week-end il va falloir leur donner du temps, c’est un raisonnement qui fait tout à fait sens, note l’économiste, mais il faut que les gens aient de l’argent aussi pour partir. On sait qu’aujourd’hui à cause de la crise du COVID-19, les gens sont plus en manque d’argent qu'autre chose.

Aucun détail de cette mesure n’a été discuté pour l’instant : Ce n’est pas une mauvaise idée, mais elle est trop embryonnaire pour l’appliquer aujourd’hui », poursuit Julien Picault, « je pense que dans l’avenir les temps de travail vont varier en fonction du type d’industrie.

C’est une crise qui nous a forcé à faire des changements abruptes et radicaux, mais ça peut être aussi une opportunité pour certaines entreprises de repartir sur un nouveau pied, et de réorganiser le travail de façon plus efficace pour les employés et les employeurs

Julien Picault, professeur de sciences économiques à l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) Okanagan

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