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La crise de la COVID-19 vue par une petite entreprise de Penticton

Boulevard du Pacifique

Avec Jacques Dufresne

En semaine de 15 h 30 à 18 h

La crise de la COVID-19 vue par une petite entreprise de Penticton

Rattrapage du jeudi 21 mai 2020
un couple en tenue de travail dans leur usine de chocolaterie.

La chocolaterie de Céline Nativel et David Mullner a du mal à faire face à la crise sans aide du gouvernement.

Photo : Ignacio Munoz

« On a le sentiment de ne pas être seuls, vu qu'on est tous dans le même bateau [...] on essaye d'accumuler des petits boulots à droite à gauche pour pouvoir nourrir nos enfants », confie Céline Nativel, propriétaire de la chocolaterie Maison Mulnati avec son conjoint David Mullner. Leur jeune entreprise est touchée de plein fouet par la crise sanitaire, et ils luttent au quotidien sans aide financière pour l'instant.

La chocolaterie de Céline Nativel a dû fermer depuis le début de la pandémie, à son grand regret. C’est une catastrophe parce que c’est un magasin qu’on découvre avec les yeux, devant les vitrines ça n’a pas le même impact que sur un site Internet, explique-t-elle.

On vendait déjà en ligne, mais c’était très sporadique [...] et sur une période donnée parce qu’à partir d’une certaine période, on est obligé d’arrêter les envois à cause de la chaleur, indique la chocolatière. Les ventes en ligne sur son site Internet sont normalement fermées de mai à octobre pour cette raison.

Les chocolats de la Maison Mulnati sont confectionnés à partir d’aliments naturels exclusivement, rendant la conservation difficile en été notamment. À partir du moment où l’on ne travaille pas avec des additifs et des conservateurs, le chocolat ne va pas se conserver indéfiniment, note Céline Nativel.

Céline Nativel et David Mullner ont ouvert leur chocolaterie il y a moins de deux ans, et ils luttent encore à se faire connaître auprès de la population locale. On aimerait bien changer d’emplacement, il faudrait qu’on soit au centre-ville, mais on ne pouvait pas se le permettre à l’ouverture, regrette-t-elle.

Leur chiffre d’affaires n’étant pas assez élevée, Céline Nativel et son conjoint n’ont pas reçu d’aide du gouvernement fédéral : Étant jeune entreprise, on ne remplit aucun critère pour prétendre à une aide, déplore-t-elle, on gagne juste de quoi payer les factures, donc tout ce qui rentre, sort aussitôt.

Pourtant, Céline Nativel et son conjoint redoublent d’efforts pour maintenir leur entreprise à flot : On fait tout nous-même, la comptabilité, le packaging, les réseaux sociaux à alimenter [...] on a la tête dans le guidon, soupire-t-elle.

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