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Planter des arbres en pleine pandémie

Boulevard du Pacifique

Avec Jacques Dufresne

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Planter des arbres en pleine pandémie

Rattrapage du vendredi 1 mai 2020
un homme habillée en tenue de chantier, une pelle à la main, replante des arbres.

Marie-Catherine Massie conduira une équipe de reforestation près d'Osoyoos dès le 2 mai prochain

Photo : Marie-Catherine Massie

« Cette année, on va planter plus de 300 millions d'arbres, pour compenser les gros feux de forêt de 2017 et 2018 en Colombie-Britannique. On veut s'assurer qu'il y ait une pérennité au niveau de ces forêts qui ont brûlé », explique Marie-Catherine Massie, chef d'équipe dans le domaine de la reforestation. Cette Québécoise d'origine partage son temps entre la reforestation, sa carrière dans le cinéma et la photographie.

Mercredi dernier, on a eu la confirmation du gouvernement pour partir à Osoyoos et commencer les entrainements. On part demain normalement. Marie-Catherine Massie va commencer sa septième saison en tant que chef d’équipe dans la reforestation : ça fait un bon pont avec mon autre carrière dans le cinéma et la photographie, ça me permet de pouvoir parler d’eux, confie-t-elle.

une femme porte un sac plein de graines pour reforester une prairie.

Marie-Catherine Massie a toujours été très impliquée dans la reforestation et l'environnement.

Photo : Marie-Catherine Massie

Sur le terrain, elle dirige chaque année une équipe de 12 personnes pendant trois à quatre mois. On plante entre 2000 et 3000 arbres par jour. C’est difficile, mais j’aime à croire que tout le monde peut devenir un planteur d’arbre s’il le veut.

Marie-Catherine Massie s’est assurée du bon respect des règles sanitaires en vigueur pendant cette pandémie. Il y a un protocole donné par le gouvernement [...] avec des règles strictes, et le gouvernement va engager des agents de sécurité pour s’assurer que les planteurs respectent les règles, note-t-elle. L’important est de protéger les plus vulnérables et de ne pas être en contact avec les petites communautés qui n’ont pas autant de cas de la COVID-19 que nous à Vancouver, ajoute-t-elle.

La jeune femme a commencé à planter des arbres suite à un défi lancé par un cultivateur, alors qu’elle réalisait un documentaire dans l’Ouest canadien il y a quelques années. Quelqu’un m’a dit que je ne serai jamais capable de planter arbres!, se moque-t-elle.

Quand elle ne contribue pas à la reforestation de la province, Marie-Catherine Massie se consacre pleinement à sa carrière dans le cinéma, d’abord comme directrice artistique, et bientôt comme réalisatrice. Juste avant le confinement, j’allais tourner mon premier court-métrage post-université, un court-métrage bilingue dans un univers utopique, dit-elle, on espère filmer au mois d’août, [...] on a une grande équipe de tournage, il faut s’assurer qu’on respecte les règles de distanciation.

Elle reste enfin confiante quant à la résilience de l’industrie du cinéma face à cette crise : ils préparent des plans à Hollywood et Vancouver pour éventuellement rouvrir, la communauté travaille très fort pour aller de l’avant, conclut-elle.

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