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Boulevard du Pacifique

Avec Jacques Dufresne

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Insularité et isolement : des enjeux multiples

Rattrapage du jeudi 26 mars 2020
Des visiteurs naviguent en canoë dans l’archipel Haida Gwai, en Colombie-Britannique.

Des visiteurs naviguent en canoë.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

« Il n'y a pas d'endroits pour isoler une personne qui présenterait des symptômes de la COVID-19 », s'inquiète Agathe Gaulin. Les touristes ne sont plus les bienvenus dans les Îles du Golfe. Agathe Gaulin nous explique comment les 3 000 résidents de l'Île de Gabriola, comme elle, s'organisent pendant cette pandémie.

Les habitants de l’île Gabriola ont accès à une aide médicale, à défaut des autres îles plus petites. On est une des plus grosses îles alors on a une clinique médicale avec quatre médecins, un service d’ambulance, explique Agathe Gaulin. Mais ce soutien médical ne prend pas en compte les services d’urgence, qui sont concentrés sur l’Île de Vancouver.

Le traversier, un lien essentiel le reste du monde

Leur seul lien à la civilisation réside dans le traversier qui relie l’Île Gabriola à l’Île de Vancouver.

Notre traversier continue de fonctionner à la normale, mais il suffit qu’un membre de l’équipage soit affecté, et ça pourrait vite changer la donne, note Agathe Gaulin.

Pas question pour autant de réduire le nombre de traversiers. Pour les gens qui travaillent à Nanaimo ou dans la région, ils ont besoin du traversier pour continuer à vivre, soutient-elle.

Une vie fondée sur l’entraide et la bienveillance

Les habitants de l’Île Gabriola sont bien organisés : c’est plus facile qu’en ville, on vit à la campagne, on a de la nourriture à la maison. Pour la majorité d’entre nous ça ne nous a pas pris au dépourvu, analyse Agathe Gaulin.

De plus, l’approvisionnement fonctionne bien, même si au début de l’épidémie, des personnes venaient de Nanaimo pour dévaliser l’épicerie de l’Île. Mais on est une communauté soudée, on s’en est vite rendu compte, souligne la résidente.

L’entraide est capitale pour une si petite communauté. Les habitants veillent les uns sur les autres, spécialement pendant cette période d'incertitude. Ceux qui ont le moyen de le faire, on aide nos commerces en commandant à emporter. On ne veut pas qu’ils ferment complètement à cause de ça, conclut Agathe Gaulin.

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