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Boulevard du Pacifique

Avec Jacques Dufresne

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Les jeunes se mobilisent face à l’insécurité linguistique

Rattrapage du vendredi 20 mars 2020
Ilustration montrant des personnes en conversation

Les accents ne reflètent pas la qualité de la langue.

Photo : iStock

« C'est un projet de longue haleine. Ce sont des changements à long terme, ça va prendre du temps », souligne Sue Duguay, présidente de la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF) qui a dévoilé le 20 mars sa Stratégie nationale pour la sécurité linguistique.

La stratégie propose des pistes d’action dans quatre grands domaines : l’éducation, le marché du travail, la culture et les médias, et les politiques publiques. « On pourrait imaginer une formation en sensibilisation pour assurer que les élèves aient ce sentiment de fierté et d’appartenance à la langue en milieu minoritaire », propose par exemple Sue Duguay.

À 20 ans, la Néo-Brunswickoise fait partie d’une génération de jeunes qui ont grandi avec le fondement de la Loi sur les langues officielles. « Les jeunes ont le luxe, comparé à ce qu’on avait avant, de pouvoir fièrement être bilingues », se réjouit-elle.

Malgré tout, la présidente de la FJCF perçoit aujourd’hui des critiques à l’égard des francophones qui ne s’identifient pas comme francophones mais comme bilingues. « Ça crée parfois des dynamiques intergénérationnelles difficiles à surmonter », reconnaît-elle.

L’insécurité et l’assimilation sont deux meilleures amies.

Sue Duguay, présidente de la Fédération de la jeunesse canadienne-française

Sue Duguay rappelle que l’insécurité linguistique varie d’un individu à l’autre et d’une région à l’autre. « De façon générale, elle est vécue quand on n’a pas confiance en ses compétences linguistiques, à l’oral ou à l’écrit. En cause, il y a souvent la hiérarchisation de la langue et la comparaison : si on ne parle pas le français de telle ou telle région par exemple. »

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