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Pollution routière et maladies neurodégénératives seraient liées selon une nouvelle étude

Boulevard du Pacifique

Avec Jacques Dufresne

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Pollution routière et maladies neurodégénératives seraient liées selon une nouvelle étude

Rattrapage du vendredi 31 janvier 2020
Un embouteillage avec des voitures qui polluent.

Vivre à proximité des grands axes routiers aggraverait le risque de développer une maladie neurodégénérative.

Photo : iStock

« On espère que notre étude va être prise en compte par les planificateurs qui s'occupent de la gestion des villes pour s'assurer que l'on est dans les villes les plus salubres et les plus porteuses de bonne santé pour les populations », souligne Hind Sbihi, épidémiologiste au ministère provincial de la Santé et qui cosigne l'étude publiée le 21 janvier par l'Université de la Colombie-Britannique.

Les chercheurs ont analysé les données provenant de 678 000 résidents de la région du Grand Vancouver. Parmi les constats, vivre à moins de 50 mètres d'une grande route ou à moins de 150 mètres d'une autoroute serait associé à un risque plus élevé de développement de la démence, de scléroses et des maladies de Parkinson et d'Alzheimer.

La pollution de l’air est mise en cause.

Hind Sbihi, épidémiologiste

Au contraire, « vivre à proximité d’espaces verts peut avoir un effet protecteur », précise Hind Sbihi. Pour contrer les effets de la pollution routière, cette dernière recommande de « vivre de manière saine et augmenter l’activité physique, surtout chez les personnes âgées ».

« Le Canada, comme beaucoup de pays développés, connaît un accroissement de la population vieillissante. Les gens âgés de 65 ans et plus, d’ici 2035, représenteront plus d’un quart de la population. On peut s’attendre à une augmentation des cas de désordre neurologique. C’est important de comprendre les facteurs de risque associés à ces maladies », ajoute la chercheuse.

Une étude à l’échelle nationale devrait suivre pour répliquer les résultats.

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