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Système métrique universel, une lutte pied à pied

Boulevard du Pacifique

Avec Jacques Dufresne

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Système métrique universel, une lutte pied à pied

Rattrapage du vendredi 3 janvier 2020
un mètre déroulé.

Le système métrique n'est pas totalement adopté au Canada.

Photo : iStock / ISTOCK / TOMENG

« Les unités de poids et mesures au quotidien c'est un langage, c'est une façon de se référer au monde physique, météorologique, au monde autour de vous. C'est une façon d'échanger avec les autres », résume Geodefroy Desrosiers-Lauzon, professeur associé d'histoire à l'UQAM. Cela fait 50 ans que le Canada a débuté sa transition au système métrique universel, et celle-ci est loin d'être terminée.

Pieds, pouces, gallons, livres ou encore tasses, autant d'unités de mesure que l'on retrouve au quotidien au Canada, mais qui font partie d'un système de mesure qui n'est plus officiel au pays depuis 1970. En effet, le gouvernement de l'époque avait publié il y a maintenant 50 ans, un livre blanc pour lancer l’abandon progressif du système impérial, et la normalisation des mesures au pays, sous l'égide du système métrique universel, utilisé quasiment partout dans le monde.

Cependant, le grand public, bien que majoritairement favorable au nouveau système de mesure, a eu beaucoup de mal à s'habituer à ce système au quotidien, ce qui explique la cohabitation des deux systèmes de mesures aujourd'hui. De plus, la proximité et l'importance des échanges commerciaux avec les États-Unis, qui utilise le système impérial, empêche la transition totale au nouveau système universel.

Il y a quelque chose de très pragmatique dans le fait de conserver les unités impériales dans le secteur de la construction par exemple, ou de l'immobilier.

Geodefroy Desrosiers-Lauzon, professeur associé d'histoire à l'UQAM

Même si le fait de garder deux systèmes de mesure peut poser certains problèmes, comme l'a montré l'incident du planeur de Gimly, ceux-ci demeurent plutôt rares. En outre, l'évolution technologique facilite les conversions entre les deux systèmes, grâce aux téléphones intelligents notamment.

En conclusion, Geodefroy Desrosiers-Lauzon pense que la transition ne s'achèvera jamais et que les deux systèmes sont bien enracinés. Nous sommes tous bilingues, mais bilingues sélectivement. C'est comme si nous étions francophones en amour et anglophones en mécanique, note-t-il avec humour.

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