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Les gardiens de prison s’élèvent contre la violence sur leur lieu de travail

Boulevard du Pacifique

Avec Jacques Dufresne

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Les gardiens de prison s’élèvent contre la violence sur leur lieu de travail

Rattrapage du mercredi 27 novembre 2019
Un couloir de prison.

Les agents correctionnels se plaignent de la montée de la violence dans les prisons de la Colombie-Britannique.

Photo : Unsplash / Matthew Ansley

« Les prisons se portent de manière générale plutôt mal », estime Jean-Claude Bernheim, criminologue et chargé de cours à l'Université de Saint-Boniface au Manitoba. Dans certains établissements de la province, on dénombre seulement 1 gardien pour 72 détenus, une situation déplorable pour le syndicat des employés du gouvernement qui a organisé une nouvelle action médiatique devant le Centre de détention pour jeunes de Burnaby ce 27 novembre.

Dans les prisons provinciales, les détenus purgent des peines relativement courtes, précise le criminologue Jean-Claude Bernheim. Avec 50 % des peines durant moins d’un mois et 80 % moins de trois mois, « les autorités correctionnelles estiment qu’on ne peut pas entreprendre grand-chose, donc on ne fait rien. Les prisons sont des lieux d’attente, ce qui crée des tensions. C’est l’oisiveté qui règne dans ces milieux-là. »

Les revendications des gardiens sont justifiées selon l’expert. « C’est un milieu extrêmement difficile, rappelle-t-il. Les agents correctionnels ont des propositions à faire pour améliorer leurs conditions de travail et de détention, mais les autorités correctionnelles font la sourde oreille », regrette le professeur.

C’est l’oisiveté qui règne dans ces milieux-là.

Jean-Claude Bernheim, criminologue et chargé de cours à l'Université de Saint-Boniface

Au-delà du manque d’effectif, Jean-Claude Bernheim estime que la prison est un échec. Une fois libérés, les détenus rencontrent de nombreux obstacles leur barrant la route de la réinsertion et augmentant les risques de récidive. Plusieurs solutions sont pourtant envisageables d’après lui, notamment le système de jours-amende instauré en Suède et en Allemagne qui permet d’éviter l’emprisonnement.

Le professeur appelle surtout à actualiser le rôle de la prison. « La prison a été conçue comme une structure pour la rédemption. L’origine de la prison, c’est l’analyse chrétienne de la pénitence. Ça avait un but moral. Maintenant, il faudrait que la société réévalue l’usage de la prison avec des principes contemporains. »

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