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Boréale 138

Avec Guillaume Hubermont

En semaine de 15 h à 17 h 30

L'Année internationale des langues autochtones pourrait favoriser la survie de l'innu

Audio fil du lundi 7 janvier 2019
La langue innue est enseignée dans les écoles, d'autres cours se donnent en français.

La langue innue est enseignée dans les écoles, d'autres cours se donnent en français.

Photo : Radio-Canada

L'Assemblée générale des Nations unies a désigné l'année 2019 comme l'Année internationale des langues autochtones, ce qui pourrait contribuer à la survie de la langue innue, selon la professeure de langue innue à l'Université de Montréal Yvette Mollen.

Selon l'UNESCO, la moitié des 6000 langues connues sur la planète auront disparu d'ici la fin du siècle. Yvette Mollen ajoute, à la lumière de ses propres observations, que le déclin de la langue innue est bien réel.

Selon elle, ce qui menace la langue, ce sont les réseaux sociaux, Internet ainsi que la domination du français et de l’anglais dans le système d’éducation, notamment.

Yvette Mollen soutient que les programmes scolaires ne sont pas conçus pour favoriser l’apprentissage de l’innu. Ils mettent davantage l’accent sur les matières qui permettront aux élèves autochtones de poursuivre leur parcours scolaire au cégep puis à l’université, comme, par exemple, les mathématiques et le français.

Yvette Mollen, enseignanteAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Yvette Mollen, enseignante

Photo : Radio-Canada / Priscilla Plamondon Lalancette

Ainsi, pour assurer la survie de la langue innue, il faut l’enseigner davantage, affirme Yvette Mollen.

Elle croit que la désignation de 2019 comme Année internationale des langues autochtones pourrait justement permettre de financer la création de matériel pédagogique pour développer l’enseignement de l’innu dans les écoles des communautés ainsi que dans les cégeps et les universités.

Développer l’intérêt pour la langue

À l’université, Yvette Mollen enseigne l’innu à des étudiants non autochtones en anthropologie et en histoire, entre autres. Selon elle, cet intérêt des universitaires pour l’innu est une excellente nouvelle puisqu’il permet de montrer aux membres des communautés innues que des gens ont toujours la volonté d'apprendre leur langue.

Malgré tout, Yvette Mollen croit qu’il faut redoubler d’efforts pour qu’un maximum de personnes apprennent l’innu. Elle croit que la langue devrait être enseignée plus en profondeur à l’université pour apprendre [aux étudiants] comment fonctionne l’innu, pour [qu’ils puissent] enseigner la didactique et pour pouvoir le transmettre.

Les parents ont aussi le devoir de sensibiliser les enfants à l’importance d’apprendre la langue innue pour éviter son extinction, ajoute-t-elle.

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