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Bis Petitpas
Audio fil du mardi 23 avril 2019

Sauvée deux fois par un don d'organe, Maryse Clements raconte son expérience

Publié le

Maryse Clements, double greffée septilienne du coeur et du rein.
Maryse Clements, double greffée septilienne du coeur et du rein.   Photo : Photo offerte par Maryse Clements

Le don d'organes a sauvé deux fois la vie de Maryse Clements. Cette résidente de la Côte-Nord apprécie de pouvoir continuer d'avoir des projets à long terme.

Mme Clements a d’abord reçu un nouveau cœur. C’est suite à une opération pour des changements de valves où le cœur, malheureusement, n’a pas voulu reprendre, raconte Maryse Clements. Ils ont dû me mettre sur cœur et poumons artificiels… La greffe est arrivée deux semaines après, c’était le temps limite pour être greffée.

La greffe s’est bien déroulée, mais il y a eu beaucoup de complications dont la fermeture du thorax qui n’a pas été faite parce que le cœur était un peu plus gros, poursuit Maryse Clements. Donc, présentement je n’ai plus de sternum et suite à l’opération j’ai dû tout réapprendre… à parler, à marcher, à avaler, à manger.

La réadaptation après cette première greffe a duré deux ans.

En cette semaine nationale du don d’organes, Maryse Clements est bien placée pour mesurer l’importance d’un tel don.

On dit merci au donneur, à la famille d’avoir respecté la volonté du donneur. Grâce à eux, ça me permet de poursuivre ma vie. Ces gens-là ont fait un geste énorme d’une générosité inexplicable.

Maryse Clements, greffée du coeur et du rein

Et puis, le 29 janvier 2019, elle a reçu un rein.

C’est les gens autour qui ont fait que j’ai poursuivi, que je n’ai pas abandonné, souligne Maryse Clements. Ma famille était présente du premier jour au dernier jour. Ils sont encore présents. Mes amis maintenant, c’est sûr que l'on connaît nos vrais amis, les gens qui sont là pour les bonnes raisons. On a beaucoup de connaissances, mais les vrais amis c’est par les épreuves qu’on les découvre, explique Mme Clements.

En 2018, huit personnes de la Côte-Nord étaient en attente pour une greffe d'organe et trois autres ont reçu une transplantation.

Quand on sait qu’il y a 1 donneur sur 100 qui peut donner, si le 1 sur 100 ne donne pas, il faut attendre cent donneurs encore. Et moi, j’ai eu cette chance-là deux fois.

Maryse Clements, greffée du coeur et du rein

Après les greffes et la réadaptation, les patients comme Maryse Clements doivent être suivis de près par l’équipe soignante.

Elle doit notamment retourner à Québec toutes les trois semaines pour le suivi de sa greffe rénale. Elle continue aussi d’avoir des rendez-vous pour sa greffe de cœur.

Si la vie m’a donné cette double chance-là, il faut que je la prenne.

Maryse Clements, greffée du coeur et du rein

Pour Madame Clements, il est important d’apprécier les moments importants avec les siens, comme d’assister aux diverses graduations scolaires de ses enfants.

Selon elle, les dirigeants du système de santé devraient songer à mettre en place un soutien psychologique en bonne et due forme pour les greffés.

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