Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Isabelle Lévesque
Audio fil du vendredi 12 octobre 2018

Début de la « grosse chasse » à l'orignal en Gaspésie

Publié le

Un orignal.
Un orignal.   Photo : Getty Images / Binnerstam

La chasse à l'original à l'arme à feu sera lancée samedi dans la zone 1 qui englobe toute la Gaspésie. Bien que ce type de chasse attire encore cette année près de 25000chasseurs dans la région, la relève se fait de plus en rare.

La chasse ouvrira à 5 heures, le 13 octobre, pour une durée de deux semaines.

Parmi les chasseurs qui prendront d'assaut les forêts gaspésiennes, près de 15 000 proviennent de l'extérieur de la région, estime le président de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs, secteur Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Alain Poitras.

La zone 01
La zone 01   Photo : Ministère de la Faune, des Forêts et des parcs

Au-delà de ces chiffres, en Gaspésie comme ailleurs, les chasseurs se font de plus en plus rare.

C'est ce qui nous fait peur à la Fédération, la relève. Depuis plusieurs années, on essaie de se concentrer là-dessus; la relève, les jeunes... c'est difficile. On en trouve de moins en moins, peut-être que ce n'est plus dans leurs gênes, avance M. Poitras.

Des mesures ont pourtant été mises en place pour inciter les jeunes à pratiquer la chasse. Il y a notamment des permis spéciaux et des prix réduits pour les nouveaux initiés, mais ces mesures n'ont pas eu le succès espéré.

On voit de la relève, mais c'est de la relève de 40 ans. Des jeunes de moins de 20 ans, il n'y en a pas une tonne comme dans le temps.

Alain Poiitras, président de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs, secteur Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine

Ça va finir par baisser en Gaspésie, à un moment, les vieux ne chasseront plus, constate M. Poitras.

Prévenir le vandalisme en forêt

Alain Poitras se désole des actes de vandalisme comme celui survenu jeudi, qui donnent une mauvaise image aux bons chasseurs. Il admet toutefois qu'il est difficile de prévenir le vandalisme en forêt.

On a presque pas de gardes-chasse et ce n'est pas évident pour eux d'appliquer les règles, la Sûreté du Québec aussi va en forêt de temps en temps, et on les remercie, mais ils ne peuvent pas passer leur vie dans le bois pendant la chasse, souligne-t-il.

Dans la journée de jeudi, le camp de chasse de celui qu'on surnomme le Robin de la viande des bois dans la Baie-des-Chaleurs, Jonathan Bélanger, a été vandalisé.

L'homme qui remet depuis deux ans de la viande issue de sa chasse à des familles dans le besoin a eu la mauvaise surprise de voir sa roulotte complètement détruite par de la machinerie forestière.

J'essaie de donner aux gens, de faire des bonnes actions, et en voyant ça, je suis découragé du monde où on vit avec des personnes... je ne peux pas dire le mot, a réagi le chasseur.

Il a déposé une plainte auprès de la Sûreté du Québec et prévoit se procurer une nouvelle roulotte pour chasser et amasser de la viande pour les personnes dans le besoin.

Chargement en cours