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Le CISSS de la Gaspésie ouvert à renégocier son entente avec l'Hôpital de Campbellton

Bon pied, bonne heure!

Avec Isabelle Lévesque

En semaine de 6 h à 9 h

Le CISSS de la Gaspésie ouvert à renégocier son entente avec l'Hôpital de Campbellton

Rattrapage du lundi 6 juillet 2020
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Hôpital régional de Campbellton

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Gaspésie pourrait mettre fin avec son entente avec l'Hôpital de Campbellton, au Nouveau-Brunswick.


La directrice générale adjointe et directrice des soins infirmiers au CISSS, Johanne Méthot, affirme que le CISSS se penche sérieusement sur la situation et étudie la proposition du député de Bonaventure, Sylvain Roy de revoir son entente avec l'Hôpital de Campbellton dans le but de rehausser les services au CLSC de Matapédia.

La situation à Campbellton, avec la fermeture de son urgence dans les dernières semaines, a créé vraiment, vraiment beaucoup de pression sur nos équipes et ça a diminué l'accès au service à la clientèle. Ce sont vraiment des impacts non négligeables, admet-elle.

Dans les prochaines semaines, on va se pencher sur la situation. Ce qu'on veut c'est mettre en place des solutions durables, pour éviter que ça se reproduise.

Johanne Méthot, directrice générale adjointe et directrice des soins infirmiers au CISSS de la Gaspésie

Québec débourse environ 10 millions de dollars par année pour que les Québécois aient accès aux services hospitaliers, notamment à l'urgence, dans la province voisine.

Mme Méthot ne peut s'avancer sur le coût que représenterait une bonification des services au CLSC de Matapédia, mais souligne que plusieurs facteurs doivent être pris en considération, comme les besoins en personnel en contexte de pénurie de main-d'œuvre.

Les propositions du député sont intéressantes, ça fait partie des discussions, assure-t-elle sans préciser à quel moment le CISSS prévoit arrêter sa décision.

Le retrait d'Air Canada pose d'importants défis pour le système de santé gaspésien

En entrevue à Bon pied, bonne heure, Mme Méthot a également parlé de la suspension des liaisons d'Air Canada, qui entraîne des conséquences pour le CISSS de la Gaspésie, notamment en ce qui a trait au transport de médecins.

Ces liaisons aériennes étaient utilisées par les médecins, les spécialistes et les infirmières qui sont souvent appelés à effectuer des remplacements en Gaspésie.

Sans compter les infirmières et les consultants, la région reçoit entre 400 et 450 médecins dépanneurs par année, dont la majorité viennent de Montréal ou Québec, affirme la directrice générale adjointe et directrice des soins infirmiers, Johanne Méthot.

C'est beaucoup de temps sur la route lorsqu'on ne peut pas profiter d'un transport aérien, déplore-t-elle.

La décision d'Air Canada a également des conséquences importantes sur le transport d'échantillons et d'équipement médical. Ça a un impact en termes de délais. Pour plusieurs équipements, on utilisait le transport d'Air Canada pour la rapidité, explique Mme Méthot.

On a de nouveaux services entre autres en hémodialyse, donc tous les mois il faut faire des tests d'analyse d'eau de nos dialyseurs, et habituellement il faut les recevoir en dedans de 24 heures. Par transport aérien, on était dans les délais, mais présentement on a vraiment des défis pour essayer que nos échantillons arrivent à bon port à Montréal en 24 heures, ajoute-t-elle.

Le CISSS de la Gaspésie travaille à trouver des alternatives depuis le 1er avril, date à laquelle la majorité des liaisons d'Air Canada ont été suspendues dans l'Est-du-Québec.

Orléans Express a également interrompu son service d'autobus. Ce qu'il nous reste, ce sont les taxis en situation d'urgence et le transporteur Dicom, mais il a une route déjà préétablie et le trajet n'est pas modifié parce que le CISSS de la Gaspésie a besoin d'un accès plus rapide, précise Mme Méthot.

Il est toutefois difficile de trouver des chauffeurs de taxi disponibles dans la région, selon la directrice générale adjointe.

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