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Isabelle Lévesque
Audio fil du mardi 13 août 2019

Recyclage du verre : l'expérience gaspésienne pourrait servir d’exemple

Publié le

Main avec du verre recyclé.
Ce verrre est mélangé à l'abrasif qui est étendu sur les routes l'hiver.   Photo : Ville de Grande-Rivière

La Régie intermunicipale de traitement des matières résiduelles de la Gaspésie parvient à recycler localement 100 % du verre qui lui est acheminé, selon sa directrice générale, Nathalie Drapeau. Elle estime que l'expérience gaspésienne pourrait être imitée dans d'autres régions puisqu'elle permet d'éviter le transport sur de longues distances.

Le regroupement fera valoir cet argument aujourd’hui, lors de son intervention à la commission parlementaire portant sur le recyclage et la valorisation du verre qui commençait hier à Québec.

Quelques entreprises recyclent maintenant le verre au Québec, mais selon Mme Drapeau, la Régie intermunicipale se démarque en traitant le matériel localement.

On peut affirmer que depuis deux ans, le verre est 100 % transformé et réutilisé ici. C’est assez facile d’y arriver.

Nathalie Drapeau, directrice générale de la Régie intermunicipale de traitement des matières résiduelles de la Gaspésie
 Nathalie Drapeau, directrice générale du Centre de tri de Grande-Rivière
Nathalie Drapeau, directrice générale du Centre de tri de Grande-Rivière Photo : Radio-Canada

Le verre recyclé peut notamment être utilisé comme abrasif pour les routes l’hiver ou être intégré comme paillis dans l’aménagement paysager. Par exemple, la Ville de Grande-Rivière a utilisé 20 % de cette matière dans sa recette d'abrasif pour déglacer ses 32 kilomètres de routes municipales l’hiver dernier. Selon Nathalie Drapeau, la Régie reçoit maintenant des appels d’autres municipalités intéressées par le procédé.

La consigne ne serait pas une bonne solution

Elle croit qu’il serait préférable de moderniser les centres de tri pour leur permettre de recycler et de réutiliser le verre sur place plutôt que d’imposer la consigne des bouteilles, qui mise sur le dépôt volontaire.

De toute façon, nous allons encore être obligés de traiter et de transformer les autres formes de verre qui vont se retrouver quand même dans le bac. Donc, les centres de tri vont encore devoir être modernisés nécessairement, anticipe-t-elle.

Le centre de tri de Grande-Rivière
Le centre de tri de Grande-Rivière Photo : Radio-Canada

La Régie intermunicipale a effectué un investissement de 800 000 $ à la suite de sa participation à un projet pilote avec Éco Entreprise Québec et cinq autres centres de tri. Nathalie Drapeau prévoit un retour sur l’investissement sur quatre ans.

Environ 90 % du verre de la province se rend jusqu’au bac de recyclage. Cependant, la quasi-totalité de ce verre finit sa vie au dépotoir. L’an dernier, les centres de tri ont envoyé 70 000 tonnes de verre dans des dépotoirs, sans compter les bouteilles que les citoyens ont mises directement à la poubelle.

Jusqu’ici opposée à la consigne, la Société des alcools du Québec (SAQ) a causé une certaine surprise en annonçant qu'elle serait maintenant prête à l’accepter. La présidente et chef de la direction de la SAQ, Catherine Dagenais, prévient toutefois qu'il lui sera carrément « impossible » de les reprendre dans ses succursales, puisqu'elle n'a pas l'espace requis.

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