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Isabelle Lévesque
Audio fil du jeudi 18 avril 2019

L'homme qui court : quand un événement banal inspire un radio-roman « maison »

Publié le

Grégory Levert, l'homme qui court sur l'avenue Saint-Jérôme tous les matins, pour aller travailler...
Grégory Levert, l'homme qui court sur l'avenue Saint-Jérôme tous les matins, pour aller travailler...   Photo : Radio-Canada / Luc Paradis

Au centre de ce tourbillon de création mû par l'audace, un événement des plus anodins. Dans la réalité : un homme qui court. Tous les matins à la même heure, il passe devant la station de Radio-Canada à Matane. Dans l'imaginaire : un homme court toujours, poursuivi par le remords.

Un texte de Brigitte Dubé

Voilà la trame d'un radio-roman « maison » créé dans l'enthousiasme par l'équipe de Bon pied bonne heure.

Comme chaque matin. Il n’a pas pris le temps d’attacher son manteau de cuir noir ni de nouer son long foulard. […]
Et il court. Et il court.

Extrait d'Un matin comme les autres

Intitulée Un matin comme les autres, cette histoire a été dévoilée en ondes jeudi matin, en présence du personnage principal, l’homme qui court pour de vrai, Gregory Levert, et de l’autrice, Jeanne Côté.

Et il court. Et il court.

Avec ses beaux cheveux blonds dans le vent, Charles est élégant, mais il ne le sait pas. Il fuit. À toutes jambes.

Extrait d'Un matin comme les autres

Ce moment particulier représentait l’aboutissement de tout un processus qui a mobilisé des élèves en création littéraire, des collègues de la station matanaise pour la narration et la technique, et le principal intéressé, Grégory Levert qui a fourni la « matière première ».

Coopératif, il avait même accepté d’interpréter le rôle de l’homme qui court, dans le radio-roman.

À la frontière entre réalité et fiction, Grégory Levert a prêté sa voix au personnage
À la frontière entre réalité et fiction, Grégory Levert a prêté sa voix au personnage Photo : Radio-Canada/Luc Paradis

Grégory Levert a été agréablement surpris d'être la source de l'inspiration d'un groupe en création littéraire de l'éducation des adultes. Il a surtout apprécié le fait de pouvoir se transformer en comédien pour le radio-roman, le temps d'interpréter son propre rôle. Celui qui est pharmacien dans la vraie vie explique qu'il se rend tous les jours à son travail au centre-ville de Matane au pas de course... simplement.

Quant à l’autrice, Jeanne Côté, elle est émue que son texte ait été choisi parmi la quinzaine d'oeuvres écrites par les élèves.

L'enseignante, Mélanie Gagné, est enchantée par ce défi. C'est une thème super intéressant et intriguant qui pouvait mener à toutes sortes de possibilités.

Cinq personnes debout dans le studio de Radio-Canada Gaspésie-Les Îles
Kim Bergeron, chroniqueuse culturelle, Mélanie Gagné, enseignante, Isabelle Lévesque, animatrice, Jeanne Côté, auteure et l'inspiration de toute cette histoire, Gregory Levert. Photo : Radio-Canada/Luc Paradis

Il a fallu aussi un brin d’audace de la chroniqueuse culturelle Kim Bergeron pour lancer cette aventure un peu folle, entremêlant curiosité, imagination et désir de créer.

Menée sans prétention, l'expérience n’est pas sans rappeler la période foisonnante des radio-romans « maison » des années 1950, à l’époque de la station CKBL, l’ancêtre de Radio-Canada—Gaspésie les Îles.

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