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Une BD, un espion allemand maladroit à New Carlisle et un auteur du Bic

Bon pied, bonne heure!

Avec Isabelle Lévesque

En semaine de 6 h à 9 h

Une BD, un espion allemand maladroit à New Carlisle et un auteur du Bic

Audio fil du mercredi 10 avril 2019
Bombardement, guerre, bateaux, sous-marins

Une page de la bande dessinée de Voro, en pleine guerre

Photo : Radio-Canada

Le bédéiste VoRo, originaire du Bic, lance son nouvel album, L'espion de trop. Sa bande dessinée raconte l'histoire vraie d'un espion allemand débarqué à New Carlisle en 1942. Pour un espion, il est loin d'être passé inaperçu!

Un texte de Brigitte Dubé, d’après le reportage de Xavier Lacroix

Werner Janovsky a été déposé dans le village à partir d’un sous-marin en pleine Deuxième Guerre mondiale. Cette histoire s’est déroulée en une journée seulement.

Il a fait irruption à New Carlisle où tout le monde se connaissait, raconte VoRo, alias Vincent Rioux.

Esquisse de VoRo pour son ouvrage sur l'espion Werner von JanowskiAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Esquisse de VoRo pour son ouvrage sur l'espion Werner von Janowski

Photo : Radio-Canada

Il n’avait pas d’auto, il portait deux grosses valises. Il avait un drôle d’accent et il avait de l’argent de l’ancien temps qui n’existait plus au Québec.

VoRo, bédéiste

C’était plutôt suspect.

VoRo précise que Werner Janovsky est un personnage assez mystérieux. L’armée a caché longtemps son existence donc on n’a pas toutes les références, dit-il. On a été obligés de romancer et d’inventer quelques parties de l’histoire.

Ainsi, l’auteur et le scénariste Frédéric Antoine n’ont pu savoir comment l'espion a pu aboutir en Gaspésie pour remplir une mission vouée à l’échec dès le départ. Ils ont appris qu’il en était à sa troisième mission. Détail croustillant : il était reconnu comme un courailleux.

On se demande ce qu’il a pu faire pour être largué comme ça dans un petit village de la Gaspésie. Il a peut-être fait des choses pas correctes, présume VoRo.

Un éditeur emballé

L'album au premier plan. On voit l'espion tenant une armeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Voro a collaboré avec le scénariste Frédéric Antoine

Photo : Radio-Canada

Selon le bédéiste, l'éditeur français Glénat s’est montré emballé par le projet et surtout de montrer des sous-marins. Il voulait voir plus de sous-marins, donc plus de passages avec les Allemands, raconte-t-il.

Mais en même temps, ce défi correspondait à ses aspirations. J’essaie toujours d’avoir de nouveaux défis pour ne pas tomber dans la routine, mentionne-t-il.

Vincent Rioux devant ses dessins Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le bédéiste VoRo, alias VoRo

Photo : Radio-Canada / Xavier Lacroix

Mais c’était loin d’être facile. Les habits des Allemands, l’intérieur des sous-marins, on n’a pas beaucoup d’images, dit-il.

C’est sans doute la bande dessinée que j’ai faite avec le plus d’action, ajoute l’auteur.

Ce travail permet d’explorer la guerre comme elle a été vécue en Gaspésie. C’est la vraie histoire! Des sous-marins ont coulé des navires militaires et marchands canadiens, rappelle-t-il. IIl y a eu des centaines de morts dans le Saint-Laurent. Les gens des villages fermaient leurs lumières le soir parce qu’ils avaient peur. C’était la guerre pour de vrai.

Parue la semaine dernière au Québec, cette BD a nécessité 10 mois de travail. Elle est lancée aujourd’hui en France aux éditions Glénat.

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