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Érosion des berges : front commun pour réclamer des mesures concrètes

Bon pied, bonne heure!

Avec Isabelle Lévesque

En semaine de 6 h à 9 h

Érosion des berges : front commun pour réclamer des mesures concrètes

Audio fil du mercredi 27 février 2019
Travaux de désenrochement à Cap-des-Rosiers.

Travaux de désenrochement à Cap-des-Rosiers.

Photo : courtoisie parc Forillon

Les chambres de commerce de la Gaspésie et des Îles, du Bas-Saint-Laurent et de la Côte-Nord ainsi que la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) unissent leurs voix pour demander la création d'un comité permanent qui serait chargé de mettre en place des solutions pour lutter contre l'érosion côtière.

Le président-directeur général de la FCCQ, Stéphane Forget, affirme que les chambres de commerce de l’Est-du-Québec reviennent à la charge. Au début de 2017, à la suite de tempêtes particulièrement ravageuses, les chambres du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et de la Côte-Nord avaient réclamé l’appui des gouvernements.

L’an dernier, Québec avait consenti 45 millions de dollars pour contrer l'érosion.

Signes d'érosion sur une plage des Îles-de-la-MadeleineAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des résidents des Îles-de-la-Madeleine craignent l'érosion grandissante.

Photo : Radio-Canada / Luc Paradis

Il y a quelques semaines, à la suite de la tempête qui a détruit de grandes bandes de terrain aux Îles-de-la-Madeleine, le maire Jonathan Lapierre avait fait une sortie publique pour réclamer davantage de ressources.

Aujourd'hui, la FCCQ veut mettre le poids de l’ensemble de la communauté d’affaires du Québec pour demander la création d’un comité permanent avec des moyens techniques et financiers pour de l’aide à court terme et des solutions à long terme, indique Stéphane Forget. On veut une vision à plus long terme pour réunir des experts, les gouvernements et la communauté d’affaires pour réfléchir à un plan concret, précise-t-il.

On veut surtout une présence continue pour s’assurer qu’on va au-delà des mots, on a des solutions qui s’appliquent sur une longue période.

Stéphane Forget, président-directeur général de la FCCQ
Un arbre déraciné par l'érosion des berges à Grosses-RochesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un arbre déraciné par l'érosion des berges à Grosses-Roches

Photo : Radio-Canada / Brigitte Dubé

De son côté, le président de la Chambre de commerce la Baie-des-Chaleurs, Maurice Quesnel, se désole de voir des morceaux de terre disparaître rapidement. Il fait valoir que des solutions sont possibles et durables. On voit ce qui a été fait à Percé, soulève-t-il. On a rapiécé d’année en année, et ça recommençait. L’an dernier, ils ont décidé de le faire de la bonne façon et on voit que ça tient.

M. Quesnel mentionne aussi que la situation devient assez catastrophique en Haute-Gaspésie quand des sections de la route 132 sont abimées.

Il ne faut pas arrêter de mettre de la pression. Il faut que ça avance vite.

Maurice Quesnel, président de la Chambre de commerce la Baie-des-Chaleurs

Stéphane Forget indique que les chambres de commerce ont transmis directement leurs demandes aux ministères provinciaux concernés, l’Environnement, les Affaires municipales et la Sécurité publique. Le même exercice sera effectué avec les instances fédérales.

La Côte-Nord, particulièrement touchée

Érosion des berges : plage, épinettesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Érosion des berges : plage, épinettes

Photo : Radio-Canada / Bis Petitpas

La Chambre de commerce de Manicouagan emboîte le pas. Pour le président, Antonio Hortas, il y a urgence, bien que la région fait face à l’érosion des berges depuis une vingtaine d’années.

J’ai vu des propriétés disparaître, que ce soit ici ou du côté des Îles, se désole-t-il.

Il ne faut pas attendre avant d’être placés devant le fait accompli apporter des solutions.

Antonio Hortas, président de la Chambre de commerce de Manicouagan

M. Hortas ajoute que ces mesures sont d’autant plus nécessaires, dans un contexte où la Côte-Nord souhaite attirer de nouveaux résidents.

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