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Jean-René Dufort en 2067
Audio fil du samedi 15 juillet 2017

Météo paradisiaque au Québec, catastrophes climatiques ailleurs dans le monde

Publié le

Une illustration montrant une ville futuriste au loin avec, au premier plan, une plage parsemée de palmiers devant une eau bleue.
En 2067, il y aura des palmiers à Montréal et de belles plages sur le bord du Saint-Laurent... mais à quel prix pour le reste du monde?   Photo : Radio-Canada / Marie-Pier Mercier

Le climat de Montréal en 2067 s'apparente à celui du sud de la Californie 50 ans plus tôt. Un rêve réalisé pour certains Québécois, mais qui s'accompagne de répercussion environnementales désastreuses dans le monde, comme l'augmentation des tempêtes violentes et la disparition des terres habitables sur des îles et aux abords d'océans, explique le physicien Normand Mousseau.

Les pays riches sont parvenus à investir des sommes considérables pour construire des digues autour des communautés à risque, comme en Californie ou aux Îles-de-la-Madeleine. « On avait de grands plans il y a 50 ans en matière de protection environnementale, d’économie et d’éducation, mais une bonne partie du budget a été détournée vers des infrastructures [en réponse aux changements climatiques] », résume le professeur à l’Université de Montréal.

Il ajoute que les conséquences sont encore plus désastreuses pour les pays en développement, qui n’ont tout simplement pas les moyens de se doter de ce genre d’infrastructures. Certains pays ont donc perdu la moitié de leur superficie et ne sont pas adéquatement préparés aux inondations et aux tempêtes de plus en plus violentes et fréquentes. Les réfugiés du climat sont nombreux, ce qui met de la pression sur les nations où la température est encore tolérable, notamment le Canada.

On avait espoir d’un monde de plus en plus égalitaire, mais malheureusement, notre échec [environnemental] nous coûte encore très cher en 2067.

Normand Mousseau

La transition énergétique est arrivée trop tard
En 2067, environ 90 % de la consommation énergétique mondiale provient de sources renouvelables, notamment de l’éolien et du solaire, estime Normand Mousseau. Toutefois, même si les énergies fossiles sont marginales et que leur demande a fortement chuté, la planète continue de se réchauffer

L’emballement pour le pétrole au 20e siècle et au début du 21e a eu des effets catastrophiques. « Quand on a arrêté de consommer cette ressource, entre 2030 et 2040, il était déjà trop tard », explique le physicien. On aurait au moins pu amoindrir le désastre en effectuant la transition énergétique autour de 2015. « Toutes les données étaient sur la table en 2017, et on s’est laissé porter par l’inaction », déplore le scientifique.

Les scientifiques [de 2067] ont été plus prudents [dans leurs déclarations et leurs prédictions] qu’ils auraient dû l’être. La réalité a dépassé les prévisions des chercheurs, qui ne voulaient pas trop alarmer la population.

Normand Mousseau

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