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Stéphan Bureau
Audio fil du mardi 20 août 2019

Calèches : néglige-t-on les humains pour protéger les chevaux?

Publié le

Réjean Fortin, Marie Hélène Poitras, Carine Daoust et Vincent Laliberté au  micro de Stéphan Bureau.
Réjean Fortin, Marie Hélène Poitras, Carine Daoust et Vincent Laliberté   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Ils sentent qu'on s'est servis d'eux comme cible pour apaiser le mouvement animaliste qui dénonçait le traitement réservé aux chevaux dans le Vieux-Port de Montréal. Lorsque les calèches seront interdites à Montréal, le 31 décembre 2019, Réjean Fortin et Carine Daoust perdront leur emploi, leurs bêtes, mais aussi leur dignité, troquée selon eux pour un peu de bénéfice politique. Les deux cochers font valoir à Stéphan Bureau que trop peu a été fait pour protéger leurs emplois et leurs chevaux.

Réjean et Carine sont accompagnés de Vincent Laliberté, anthropologue et psychiatre, et de Marie Hélène Poitras, auteure, recherchiste et ancienne cochère.

Solution hâtive

« La Ville […] travaille toujours les règlements quand il y a du bruit », dénonce Réjean Fortin.

Selon lui, la maltraitance des chevaux est rare, et l’administration municipale aurait très bien pu repérer les délinquants si elle s’en était donné la peine.

C’est ma raison de vivre, moi, les chevaux.

Réjean Fortin

Identité souillée

« Être cocher, ce n’est pas juste un métier, c’est une façon de vivre, affirme Carine Daoust. C’est notre identité, c’est qui nous sommes. »

Ce qu’on se fait dire, c’est non seulement : "Va-t’en", mais : "Va-t’en avec la tête basse. Aie honte de ce que tu fais. Aie honte de ce que tu aimes, aie honte de qui tu es, parce que ce que tu fais, c’est cruel. Qui tu es, ce n’est pas bien."

Carine Daoust

La mauvaise minorité

« Les cochers et cochères n’entrent dans aucune minorité qu’il est bien vu de défendre. Donc, ils n’ont pas de voix du tout, constate Vincent Laliberté. On envoie des gens qui sont déjà en situation de précarité dans la rue, c’est assez clair. »

Pas tous égaux, les chevaux

Selon Marie Hélène Poitras, on aurait plutôt dû s’attaquer aux conditions de vie des chevaux de calèches, en s’inspirant de celles dont bénéficient, par exemple, les chevaux de la police montée : « Ce sont des animaux qui travaillent aussi pour la Ville; pourquoi n’ont-ils pas droit aux mêmes conditions? »

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