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Stéphan Bureau
Audio fil du mercredi 14 août 2019

La face changeante des quartiers chinois

Publié le

Arche de type Paifang à l'entrée du quartiers chinois de Montréal.
L'arche marquant l'entrée dans le quartier chinois de Montréal   Photo : iStock

L'embourgeoisement, les projets de construction et les mouvements de population menacent particulièrement les secteurs peuplés par la communauté d'origine chinoise, souvent déjà fragilisés par leur positionnement géographique. Autour des discussions sur l'avenir des quartiers chinois de Montréal et de Vancouver, Gérard Beaudet, professeur d'aménagement, et Winston Chan, chiropraticien, discutent avec Stéphan Bureau des visions qui s'opposent sur cette question.

« C’est un endroit où l’on se retrouve », dit Winston Chan au sujet du quartier chinois de Montréal. Enfant, il y fréquentait l’école chinoise du dimanche et l’église. Ses parents y ont travaillé, s’y sont rencontrés, et y ont appris le français et l’anglais.

C’est ce que je connais le plus des Chinois. C’est ce qui me permet de connaître les racines de mes parents.

Winston Chan

Inquiétudes

Même si sa famille s’implique peu dans un processus de consultation qu’elle estime joué d’avance, elle craint pour l’avenir du quartier : « Il y a aussi des résidents dans le quartier chinois qui sont les plus vulnérables. Selon Les derniers chiffres, c’est à peu près 600 [personnes] qui vivent là. La plupart sont des personnes âgées, ou qui sont dans des situations très précaires. »

Communauté hétérogène

« Quand on regarde à l’échelle montréalaise, il y a plus de 200 000 Chinois. Il y en a 92 000 dans l’île de Montréal, 12 000 à Brossard… Ce n’est pas une communauté homogène, souligne Gérard Beaudet. Les nouvelles populations qui s’installent autour de l’Université Concordia n’appartiennent pas à la même culture. On a l’impression d’avoir une masse critique qui pourrait soutenir le quartier, mais dans les faits, tous ces Chinois ne se reconnaissent pas nécessairement dans le quartier chinois de Montréal.

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