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Stéphan Bureau
Audio fil du mardi 13 août 2019

Répression à Hong Kong : radiographie d’une inquiétante escalade

Publié le

Un policier de Hong Kong charge des manifestants lors des soulèvements du 10 juin 2019.
Un policier en action lors des manifestations à Hong Kong   Photo : Getty Images / Anthony Kwan

Selon les observateurs extérieurs, les charges des autorités après 10 week-ends de soulèvements en réaction à un projet de loi visant à autoriser les extraditions vers la Chine sont moindres que celles de mouvements antérieurs, comme ceux de 2014 ou de 2016. Pour les habitants de Hong Kong et la diaspora, les atteintes aux droits de la personne évoquent celles de la place Tiananmen, « sans les chars ». Cinq spécialistes expliquent à Stéphan Bureau que les revendications des manifestants émanent de la mauvaise santé générale de Hong Kong.

Nos invités sont Eric Sautedé, analyste politique, Florence de Changy, journaliste, Éric Mottet, professeur de géopolitique, Loïc Tassé, politologue, et Guy Ho, du groupe Action Free Hong Kong Montréal.

Surdramatisation

« [Ce sont] quand même des choses qui sont très localisées, constate Eric Sautedé. Jusqu’à une certaine heure, [les manifestants] sont généralement très, très calmes. La population qui manifeste, ce ne sont pas ces black blocks, ou ces gens qui sont là pour en découdre. […] Il y a une surdramatisation. »

On a quand même une couverture de presse. La presse fait très bien son travail, et la police respecte quand même largement [les médias].

Eric Sautedé

Mauvaise gestion

Selon Florence de Changy, les contestataires ont appris des mouvements de 2014 et de 2016, et ils seraient prêts à aller plus loin. La gestion de la chef de l’exécutif de Hong Kong, Carrie Lam, aurait mis le feu aux poudres. « Ce qui est sûr, c’est que cette crise a été non seulement déclenchée par Hong Kong, et en plus extrêmement mal gérée. N’importe qui l’ayant observée depuis le début a vu qu’il y a eu au moins une dizaine [de possibilités] de sorties de crise, et la plus grande énigme, c’est pourquoi le gouvernement ne les a pas saisies. »

Prévisible

« On s’attendait à ça depuis longtemps, et finalement, c’est arrivé, dit Guy Ho. Ce n’est pas Tiananmen 2, mais presque. Tout ce qu'il manque, ce sont les chars militaires. »

Selon lui, le gouvernement chinois de Xi Jinping viole l’entente de 1984, qui garantit l’autonomie de Hong Kong jusqu’en 2047.

Il n’y a rien, absolument rien qui marche selon l’entente. En plus, c’est en train d’empirer. On est en train de perdre vraiment toute la liberté.

Guy Ho

Sortie de crise : les possibilités

Éric Mottet entrevoit trois issues possibles : une intervention militaire, l’accession aux demandes des manifestants et un surplace visant à gagner du temps.

Il rappelle qu’en 2014, cette dernière option avait été gagnante : « Ça avait quand même duré deux mois et demi; il y avait quasiment 100 000 personnes chaque jour dans les rues. C’était très important. Finalement, ça s’est essoufflé. »

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