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Stéphan Bureau
Audio fil du jeudi 25 juillet 2019

Comment réussir son escapade routière

Publié le

Une route entourée de rochers dans le désert.
Une route entourée de rochers dans le désert.   Photo : Getty Images / Blend Images/PBNJ Productions

De la bonne compagnie, un véhicule agréable, une route intéressante, un endroit pour dormir, quelques escales chargées de symboles... C'est ce qu'il faut à Thomas Hellman, à Melissa Maya Falkenberg et à Yves Ouellet pour un agréable périple routier. Le chanteur, l'animatrice et le journaliste expliquent à Stéphan Bureau comment l'on se retrouve en se perdant sur la route.

« Le road trip demande, je pense, une très grande préparation afin qu’on puisse profiter de la plus grande improvisation possible », affirme Yves Ouellet.

Le journaliste privilégie, pour ce faire, la caravane, pour ses possibilités qu’il estime supérieures à celles de la voiture.

Un peu plus à l’est

Déplorant qu’un lobby des campings privés ait incité la plupart des municipalités à interdire les arrêts nocturnes au bord de la route, il souligne que quelques endroits s’y prêtent encore. « Sur la Côte-Nord, on peut encore librement [dormir], ce qui est très rare. Les Maritimes et Terre-Neuve sont un paradis pour l’improvisation. »

En silence

Melissa Maya Falkenberg garde de tendres souvenirs des périples en compagnie de son père, un mécanicien d’origine allemande féru de camionnettes Westfalia : « J’aime dire qu’il oublie l’Allemagne sur les routes de l’Amérique. Il a vécu la Deuxième Guerre mondiale très jeune; ça l’a beaucoup marqué. Il ne parle jamais de son passé. D’ailleurs, quand nous sommes sur la route ensemble, il ne parle jamais. […] Avec mon père, c’est le silence, c’est l’oubli du passé. On avance et on se retrouve. »

Sombres origines

Selon Thomas Hellman, la tradition bien américaine de l’escapade routière remonte à la fin de la guerre de Sécession, lorsque les vétérans ont quitté les rangs. « On leur a donné un billet ouvert pour voyager sur les trains, et la plupart étaient un peu traumatisés, vivant ce qu’on appellerait aujourd’hui le stress post-traumatique, et ont continué à errer toute leur vie à dos de train », raconte-t-il.

Le chanteur rappelle que la culture du nomadisme repose sur quantité d’exils forcés ayant marqué l’histoire américaine, du Dust Bowl au génocide des Premières Nations : « En 1830, les Cherokees, dans le sud des Appalaches, ont été forcés par le gouvernement de quitter leurs terres pour aller jusqu’à l’ouest, et il y en a des milliers qui sont morts sur le chemin. La route 66 est tracée sur cette route-là, qui s’appelle la route des larmes. »

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