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Stéphan Bureau
Audio fil du mercredi 10 juillet 2019

Le dur retour à la réalité des aventuriers

Publié le

Frédéric Dion, Gabriel Filippi et Mylène Paquette au micro de Stéphan Bureau.
Frédéric Dion, Gabriel Filippi et Mylène Paquette   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Dans les médias, ils relatent des périples palpitants dans la nature ou des exploits sportifs surhumains, mais une fois rentrés à la maison, ils doivent renouer avec les tâches quotidiennes et l'ennui, et composer avec un organisme habitué à guetter la menace. Frédéric Dion, Mylène Paquette, Gabriel Filippi et Caroline Côté expliquent à Stéphan Bureau que le choc du retour à la normalité peut se vivre comme une dépression, comme un manque, ou même sous le signe du stress post-traumatique.

Gabriel Filippi se souvient d’avoir vécu la dépression après ses premières expéditions. « Tu viens de vivre un moment intense, quelque chose de grand. Souvent, c’était un rêve, dit-il. C’est un petit peu comme un joueur de la Ligue nationale [de hockey] qui vient de gagner la Coupe Stanley et qui se retrouve devant rien. Qu’est-ce qui lui reste à faire? Tu redeviens un père de famille avec un chapeau de chauffeur de taxi, qui emmène le jeune à sa gymnastique ou à son triathlon. Pour moi, ça a été une guérison. »

Faux sentiment de normalité

« Quand j’ai les deux pieds dans l’eau en plein milieu de l’océan, je trouve ça tout à fait normal; je ne me sens pas exceptionnelle [ni] différente, affirme Mylène Paquette. C’est dangereux de trouver ça normal. On est comme chez soi, dans son salon; on se sent en sécurité, et ce n’est pas un milieu sécuritaire. C’est un milieu hostile dans lequel on peut perdre la vie, beaucoup plus que dans son salon. Il faut faire attention. »

Nécessaire sevrage

« Il faut apprendre à travailler avec [la dépression post-expédition], croit Frédéric Dion. Quand je reviens d’une aventure où j’ai fait de 8 à 12 heures de sport par jour, je ne peux pas passer de 8 à 12 heures de sport par jour à 0. Il y a une transition physique à faire. Je m’entraîne pour quelque chose, juste pour réduire cette [dépendance], tranquillement. »

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