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Stéphan Bureau
Audio fil du mardi 2 juillet 2019

Le sable, une ressource précieuse et de plus en plus rare

Publié le

Une plage de sable à perte de vue.
Une grande étendue de sable   Photo : Colin Rémillard

L'environnement, l'agriculture et les habitations sont menacés un peu plus chaque jour par la raréfaction du sable fin, convoité par l'industrie de la construction et soufflé par les changements climatiques. En Asie, des îles et des maisons se sont écroulées à cause du trafic de sable. Aux Îles-de-la-Madeleine, sa disparition progressive accentue l'érosion des berges. Christian Buchet, directeur du Centre d'études de la mer de l'Institut catholique de Paris, et Serge Bourgeois, directeur de l'aménagement du territoire et de l'urbanisme aux Îles-de-la-Madeleine, discutent avec Stéphan Bureau de l'urgence de trouver des substituts au sable.

« La disparition des poissons ne résulte pas simplement de la surpêche, indique Christian Buchet. C’est provoqué aussi parce qu’on arrache, ici, des forêts de mangrove; là, on va bétonner. Les poissons ne se reproduisent pas en haute mer. Ils se reproduisent sur le littoral, qui est un poumon, une pouponnière de la mer. Donc, quand vous prenez du sable, vous détruisez des frayères. […] La mer, les vagues vont entrer plus [loin] à l’intérieur des terres, ça va saliniser les terres agricoles, et vous savez très bien que ça fait mauvais ménage. Dans certaines régions du monde, les tsunamis vont entrer plus loin parce qu’on n’a pas ces barrières de sable. »

Les rois du pétrole de demain […] sont probablement ceux qui feront œuvre utile et vont trouver des produits de substitution au sable, niche par niche.

Christian Buchet

Des îles à découvert

« Les dunes stables sont le bouclier qui protège les Îles-de-la-Madeleine, et elles sont de plus en plus vulnérables », souligne Serge Bourgeois.

Un épisode tout récent lui a apporté la preuve de cette vulnérabilité : « [Lors de] la tempête du 29 novembre dernier – la tempête qui nous a coupés du continent […] –, des dunes de plusieurs mètres de haut et de large qui ont disparu en une nuit. Le lendemain matin, j’étais sur place, et je devais me rappeler quelle configuration avait le secteur, parce que ça ne ressemblait pas à ce que j’avais vu la veille. »

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