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Stéphan Bureau
Audio fil du mercredi 26 juin 2019

Woodstock, le concert chaotique qui a changé le monde

Publié le

Le festival Woodstock en 1969
Le festival Woodstock en 1969   Photo : Getty Images

Il y a 50 ans, du 15 au 18 août 1969, des centaines de milliers de jeunes ont convergé vers une ferme de l'État de New York pour vivre l'un des plus grands moments de l'histoire de la musique populaire. Jimi Hendrix, The Who, Janis Joplin, Joe Cocker et Crosby, Stills, Nash and Young étaient de la trentaine d'artistes qui ont participé à cet événement emblématique de la culture hippie. Le chanteur Gilles Valiquette, qui était à Woodstock, le chroniqueur Mike Gauthier et la sociologue Diane Pacom discutent avec Stéphan Bureau de l'influence continue du festival.

« C’est le moment fort de la naissance du phénomène "jeune", annonce Diane Pacom. Avant les années 1960, il n’y avait pas de jeunes, il y avait des enfants et des adultes. On voit émerger une jeunesse qui n’existait pas et qui prend possession de la culture. »

Les jeunes se débarrassent, dans un certain sens, du passé lourd de la Deuxième Guerre mondiale, qui était le contexte à l’intérieur duquel leurs parents ont vécu. Ils disent : "C’est assez."

Diane Pacom
Le bassiste David Brown et le guitariste Carlos Santana au festival Woodstock, le 16 août 1969.
Le bassiste David Brown et le guitariste Carlos Santana au festival Woodstock, le 16 août 1969 Photo : Getty Images/Tucker Ransom

Un crescendo lancé deux ans plus tôt

Selon Gilles Valiquette, c’est le Festival international de musique pop de Monterey, en 1967, qui a déclenché l’engouement des jeunes pour les grands événements musicaux extérieurs. « L’année qui a suivi, il y a eu le film Monterey Pop. C’est là qu’on a découvert Janis Joplin et bien d'autres choses. Ça nous a mis la puce à l’oreille, raconte-t-il. Quand l’été 1969 arrive, les jeunes de ma génération veulent tous aller à un festival quelque part. C’est l’été, les vacances et tout. Je me souviens qu’on a hésité, mes amis et moi, entre deux endroits : un festival à Atlantic City au début du mois d’août, et Woodstock, bien entendu. »

Quand on est arrivés, il y avait déjà plusieurs milliers d’autos devant nous. Ça avançait à pas de tortue. Quand on voyait un restaurant, on s’arrêtait pour, mais il n’y avait plus rien à manger. Quand on voyait une station d’essence, on voulait se ravitailler, mais il n’y avait plus d’essence non plus.

Gilles Valiquette

Hymne à l’amour

« C’est l’un des moments pivots du festival de Woodstock et du tournant des années 70 », dit Mike Gauthier au sujet de la version de l’hymne national américain jouée par Jimi Hendrix en conclusion du festival, le lundi matin à 6 heures. « Bien des gens pensent que Hendrix a improvisé ça, mais il l’avait fait à 20 reprises lors des spectacles précédents. La [version] dont on se souvient le plus, c’est [celle de] Woodstock, parce que ça a rayonné tellement à cause du documentaire [Woodstock, 1970] et de la symbolique, également. »

Mike Gauthier et Gilles Valiquette au micro de Stéphan Bureau.
Mike Gauthier et Gilles Valiquette Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

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