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Stéphan Bureau
Audio fil du mercredi 19 juin 2019

Une année mouvementée dans la reconnaissance des Premières Nations

Publié le

Isabelle Picard, Sonia Bonspille Boileau et Melissa Mollen Dupuis au micro de Stéphan Bureau.
Isabelle Picard, Sonia Bonspille Boileau et Melissa Mollen Dupuis   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

L'enquête nationale sur les femmes disparues, les controverses sur l'appropriation culturelle, les efforts de réconciliation et la construction d'oléoducs ont dominé l'actualité touchant les Autochtones, selon Sonia Bonspille Boileau, Mélissa Mollen Dupuis et Isabelle Picard. À l'approche de la Journée nationale des peuples autochtones, la réalisatrice, la militante et l'ethnologue discutent avec Stéphan Bureau de la difficulté de susciter l'intérêt des médias et du public sans bloquer des routes.

« On ne veut pas de la honte [des Blancs]. On veut justement ouvrir la discussion, déclare Isabelle Picard. Cette année, j’ai l’impression qu’on a été beaucoup dans les tabous, dans les choses qu’il ne faut pas dire. On doit dire les choses d’une certaine manière et pas comme ça… J’ai trouvé cette année plus difficile que l’année passée. »

Trop de temps passé sur la définition d’un mot

« La Commission [de vérité et réconciliation] avait des recommandations extraordinaires. On a passé beaucoup plus de temps à essayer de définir le mot "génocide" [qu’à s’intéresser à ces recommandations], déplore Sonia Bonspille Boileau. Si on n’est pas capable de parler de ces problèmes-là, de les [reconnaître] et de mettre en pratique ces recommandations-là, je ne sais pas où on s’en va. »

Pression injuste

« La pression qui est mise sur les Premières Nations [et qui sous-entend que] c’est nous qui avons causé le problème [de la violence conjugale] n’existe pas du tout chez les Québécois, affirme Mélissa Mollen Dupuis. Il y a une attente envers les communautés autochtones. On nous dit : "Gérez-vous, réglez vos problèmes. Ce n’est pas moi qui ai fait les pensionnats, ce n’est pas moi qui ai assassiné les femmes [disparues]. Ce qu’on nous dit, à travers ça, c’est : "Moi, je m’en fous de ce qui se passe chez toi. Je n’ai pas envie d’en être responsable. C’est ce que nous entendons. »

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