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COVID-19 : la vaccination, une réalité aux multiples enjeux

Bien entendu

Avec Stéphan Bureau

Cette émission n'est pas en ondes actuellement.

COVID-19 : la vaccination, une réalité aux multiples enjeux

Une personne du réseau de la santé tient une seringue.

Le Canada devrait recevoir au moins 1,2 million de doses de Pfizer et de Moderna d'ici le 31 janvier.

Photo : CBC/Evan Mitsui

Au moment où les vaccins pour freiner la COVID-19 ont commencé à être administrés dans quelques pays, y compris au Canada, cinq chercheurs, professeurs et spécialistes de la santé s'intéressent à cette campagne de vaccination hors du commun, à son acceptabilité sociale ainsi qu'à ses répercussions sur le milieu hospitalier. Il est également question de la Chine, pour qui ces vaccins sont devenus une nouvelle arme diplomatique sur la scène internationale.

Pour le Dr François Marquis, interniste et chef de l’unité des soins intensifs à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, l’arrivée des vaccins contre la COVID-19 représente une « grosse bouffée d’air frais ». Il souligne cependant qu’à très court terme, la campagne de vaccination ne changera fort probablement pas grand-chose dans le milieu hospitalier, qui est surchargé à l’heure actuelle.

Personne dans le réseau de la santé ne voit le vaccin comme une mauvaise nouvelle. Par contre, on sait tous malheureusement que ce n’est pas une solution à très, très court terme. La pénurie de main-d'œuvre, les patients qui entrent et le système qui est pris à la gorge, ça a un effet beaucoup plus néfaste sur le moral que le vaccin peut avoir un effet positif.

François Marquis, interniste et chef de l’unité des soins intensifs à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont

Selon Ève Dubé, chercheuse à l’Institut national de santé publique du Québec, le mouvement antivaccin ne rejoint qu’une infime portion de la population. La spécialiste est d’avis que les Québécoises et Québécois qui ont des doutes quant aux vaccins se rangeront, en bout de piste, à l’idée de se faire vacciner.

On parle d’une très, très petite minorité, moins de 2 % des gens, qu’on peut qualifier d’antivaccin. Il y a toute une autre zone où des gens ont des doutes, des questions normales. Ils ne sont pas complètement opposés à la vaccination et vont probablement accepter de se faire vacciner si on les informe correctement et si on répond à leurs questions.

Ève Dubé, chercheuse à l’Institut national de santé publique du Québec

De son côté, Laurence Monnais, historienne spécialiste en médecine, se questionne sur la disparité dans la vaccination mondiale. « On a des vaccins qu’on donne en priorité aux pays qui peuvent se les payer. Quand a-t-on prévu la vaccination dans les pays du sud qui sont touchés? » s’interroge-t-elle.

Pour sa part, Antoine Bondaz, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique, dit que les vaccins contre la COVID-19 représentent une occasion d’affaires inouïe pour Pékin, tant sur le plan économique que sur le plan politique.

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