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La radicalisation dans l’œil des frères Dardenne

Bien entendu

Avec Stéphan Bureau

En semaine de 9 h à 11 h 30
(en rediffusion à 22 h)

La radicalisation dans l’œil des frères Dardenne

Un jeune garçon à l'air mélancolique attache son col de chemise.

Idir Ben Addi dans Le jeune Ahmed, de Jean-Pierre et Luc Dardenne

Photo : Maison 4:3 / Christine Plenus

« Nous n'avions pas mesuré à quel point le fanatisme est quelque chose qui vous occupe et vous transforme en forteresse. » Jean-Pierre et Luc Dardenne disent s'être senti comme des mères de famille éplorées en créant Le jeune Ahmed, leur plus récent film. Le personnage principal, un garçon de 13 ans radicalisé par le fanatisme islamique, leur a en quelque sorte échappé en optant pour une destinée imprévue. Les cinéastes belges expliquent à Stéphan Bureau comment ils tissent des fables sociales, politiques et morales près de la vie et des corps.

Le jeune Ahmed a récolté le prix de la meilleure mise en scène au Festival de Cannes, en 2019, ainsi que le prix du meilleur scénario au Festival international de Valladolid, en Espagne.

C’est terrible, pour le spectateur, de voir qu’un enfant peut devenir un meurtrier, alors qu’on le voit comme quelqu’un qui est proche de la vie. […] Cet imam qui l’a endoctriné, c’est quelque chose qui doit être très profond pour arriver à transformer un jeune adolescent de cette façon. En même temps que le spectateur pense ça, il se dit : "Mais ce n’est pas possible, il ne peut pas faire ça! Je pense que mon frère et moi, on a pensé, un peu comme la mère du personnage : "Ce n’est pas possible qu’il soit devenu ça", et donc, on a toujours espéré arriver à l’en sortir.

Luc Dardenne

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