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Faire un film au Québec, un exercice contraignant

Bien entendu

Avec Stéphan Bureau

En semaine de 9 h à 11 h 30
(en rediffusion à 22 h)

Faire un film au Québec, un exercice contraignant

Louis-José Houde et Antoine Bertrand dans <i>Menteur</i>, d'Émile Gaudreault.

Même un film comme Menteur, considéré comme une production à gros budget, a dû revoir son budget à la baisse.

Photo : Les Films Séville

« Pour que le langage travaille à sa plus belle expression, ça prend beaucoup de moyens. » Selon Micheline Lanctôt, le financement idéal pour faire un film québécois n'arrive jamais, et les cinéastes féminines sont encore plus désavantagées. Pour Marianne Farley, un film dont le budget est inférieur à 2,5 millions de dollars ne peut compter que sur les artisans les plus passionnés. Les deux réalisatrices et comédiennes expliquent à Stéphan Bureau comment, au cours d'un tournage, le manque de financement peut forcer à jeter des pages entières de scénario.

Les deux cinéastes évaluent le coût de chaque journée de tournage d’un film québécois à petit budget entre 75 000 et 85 000 dollars.

C’est 99,9 % de financement public. Ça coûte des sous pour inscrire un projet, ça coûte des sous pour obtenir un financement – même [pour] l’ouverture d’un dossier dans une banque. Ça coûte des sous pour faire fonctionner le crédit d’impôt. Paradoxalement, les institutions nous chargent – ce qui est un peu absurde, parce que c’est le même argent – pour à peu près toutes les étapes du financement.

Micheline Lanctôt

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