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Les travailleurs de la santé diplômés de l’étranger sont sous-utilisés, déplore une chercheuse

Bien entendu

Avec Stéphan Bureau

Cette émission n'est pas en ondes actuellement.

Les travailleurs de la santé diplômés de l’étranger sont sous-utilisés, déplore une chercheuse

Une femme tient dans ses mains un appareil médical.

Une travailleuse de la santé ajuste un glucomètre.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Le système québécois est à bout souffle, et il semble éprouver beaucoup de difficultés à intégrer des travailleurs diplômés de l'étranger. L'Ontario a pourtant délivré des permis d'urgence à des médecins qui ne pouvaient pas encore pratiquer. Le sort des travailleurs immigrés risque d'être bousculé par la crise de la COVID-19. Cette sous-utilisation des travailleurs diplômés de l'étranger accentue la pénurie de personnel du secteur de la santé, selon Marie-Thérèse Chicha, professeure titulaire à l'École de relations industrielles de l'Université de Montréal.

Dans une récente étude, Statistique Canada révèle que, parmi les immigrants formés à l’étranger, 47 % de ceux qui ont des diplômes postsecondaires dans le domaine de la santé y sont sous-utilisés. D’autres études sur la reconnaissance des diplômes étrangers, notamment ceux des médecins, indiquent que le Québec traîne de la patte en cette matière. Marie-Thérèse Chicha déplore que les autorités aient fait appel à des personnes sans formation, dont l’armée canadienne et des bénévoles. « Il y a des compétences qui sont là et qui ne sont pas utilisées », dit-elle.

Le manque de reconnaissance des diplômes en santé acquis à l’étranger est connu depuis près de 20 ans, et Marie-Thérèse Chichamais regrette le fait que cette situation change très peu. Elle craint que le gouvernement Legault baisse les seuils d’immigration au Québec après la pandémie.

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