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Le consensus en période de crise remis en question

Bien entendu

Avec Stéphan Bureau

En semaine de 9 h à 11 h 30
(en rediffusion à 22 h)

Le consensus en période de crise remis en question

Justin Trudeau parle debout en Chambre, la pièce est presque vide.

Le premier ministre Justin Trudeau, à la Chambre des communes, lundi le 20 avril 2020

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

En cette période de pandémie, l'ex-sénateur André Pratte et le sénateur Pierre Dalphond se méfient du consensus social et politique qui a cours, sans douter de la bonne foi des gouvernements. « C'est comme si, pour éviter la contagion parmi les parlementaires, on devait mettre la démocratie en veille. [Comme si] le virus ne s'attaquait pas juste aux gens, il s'attaquait aussi à l'institution parlementaire », estime Pierre Dalphond.

Le gouvernement fédéral a proposé des amendements de lois sans l’autorisation du Parlement, mais il a dû négocier avec les partis d’opposition, vu sa position minoritaire. Tranquillement, la surveillance des décisions gouvernementales par des comités et par le Sénat a repris. Pierre Dalphond a hâte que cette même situation reprenne à Québec.

La peur engendrée par la crise complique le travail de déconfinement des gouvernements, soutient André Pratte : « Ils ont réussi à convaincre les gens, notamment au Québec, que la seule solution pour combattre la pandémie est le confinement total. »

En résumé, Pierre Dalphond estime que la situation d’urgence causée par le coronavirus doit s’atténuer, et que le respect de la règle de droit doit reprendre sa place.

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