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Serge Arsenault, le maître d’œuvre d’événements sportifs

Bien entendu

Avec Stéphan Bureau

En semaine de 9 h à 11 h 30
(en rediffusion à 22 h)

Serge Arsenault, le maître d’œuvre d’événements sportifs

Un homme portant un veston et une cravate pose en regardant la caméra.

Le commentateur sportif Serge Arsenault en 1983

Photo : Radio-Canada / Jean-Pierre Karsenty

Dans cette deuxième entrevue, Stéphan Bureau et Serge Arsenault poursuivent leur conversation sur le cancer qui a failli emporter l'ex-journaliste et président des Grands Prix cyclistes de Québec et Montréal. « Il y a eu le choc, et ensuite j'ai changé de registre, et là je me suis aperçu que j'ai eu une vie extraordinaire. Je faisais le bilan et j'étais heureux de cette vie-là. »

Serge Arsenault a alors donné les rênes de ses entreprises à son fils, Sébastien. Dès la fin de sa longue convalescence, il a séjourné dans le Grand Nord seul, pendant six semaines. « Ou je passe au travers, ou je m’éteins là-bas. C’est le Grand Nord qui m’a sauvé », raconte-t-il avec franchise en soulignant également l’amour de ses proches, soit ses enfants Ariane et Sébastien, et sa compagne, Louise.

Après avoir relaté son enfance, dont une partie s’est déroulée dans la réserve indienne Pointe-Bleue au Lac-Saint-Jean (Mashteuiatsh aujourd’hui), Serge Arsenault raconte tout sur l’une de ses réalisations desquelles il est le plus fier : le Marathon de Montréal, qu’il a organisé une première fois en 1979, même s’il était encore annonceur à Radio-Canada. « J’ai invité tous les pays, et surtout les Africains. »

Il y avait 35 coureurs de marathon au Québec, et je voulais en mettre 10 000 sur le pont [Jacques-Cartier, le point de départ de la course].

Serge Arsenault

À l’époque, les athlètes africains étaient boudés par les grands marathons (New York, Boston). « Le marathon, c’est un monde de Blancs, comme l’était le baseball à l’époque, à 99 %, dans la gestion », et les champions étaient blancs, déplore Serge Arsenault. Alors un des vice-présidents de l'Association des marathons internationaux et des courses de distance (AIMS), Serge Arsenault a été congédié. Les compétiteurs en fauteuil roulant, que l’organisateur voulait inviter, étaient également indésirables.

Un coureur du premier Marathon de Montréal en août 1979

Un coureur du premier Marathon de Montréal, en août 1979

Photo : UPC/A. Glassburg

Serge Arsenault, qui a quitté le Marathon en 1990, déplore le manque « d’âme » de l’événement depuis un certain temps.

Il faut qu’il reprenne sa place parmi les plus grands du monde. Soyons fiers de ce que nous sommes. Donnons-nous des défis presque impossibles qu’on va réaliser.

Serge Arsenault

Indéfectiblement, Serge Arsenault aime la vie et est « surtout conscient de l’importance de chaque heure, de chaque minute ».

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