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Stéphan Bureau
Audio fil du samedi 12 octobre 2019

Alexandre Jardin, l’écrivain qui mord dorénavant dans le réel

Publié le

Alexandre Jardin sourit au micro d'ICI Première.
Le romancier Alexandre Jardin rigole au micro d'ICI Première.   Photo : Radio-Canada / Pascale Lacombe

« J'ai mis du temps à me réveiller. J'ai été très somnambule pendant très longtemps. [...] J'ai été extraordinairement producteur d'une fausse vie, d'un faux personnage. Je me racontais des histoires. C'est un mécanisme de survie que tout le monde utilise à un moment, mais si on y reste, on meure », dit l'écrivain français Alexandre Jardin. Celui qui a publié plus tôt cette année Le roman vrai d'Alexandre dit s'être débarrassé du mensonge et de la fuite.

« J’ai décidé d’arrêter complètement un système de vie en publiant l’histoire de mes mensonges », raconte Alexandre Jardin au micro de Stéphan Bureau à propos de sa plus récente œuvre littéraire, grâce à laquelle il a vécu une renaissance.

L’homme de 54 ans révèle avoir énormément menti au cours de sa vie. Ayant grandi dans une famille où le mensonge prenait beaucoup de place, très jeune, Alexandre Jardin s’est construit un univers fantasmé. L’écrivain raconte avoir été incapable, dès l’adolescence, de faire face au réel.

Envoyé en pension en Irlande le lendemain de la mort de son père, il raconte avoir été incapable de dire la vérité. « Dans le club de voile où on m’avait inscrit pour l’été, je n’ai pas dit que mon père était mort et j’ai commencé à raconter l’histoire de mon père, qui était censé continuer à vivre en France. Je suis devenu un affabulateur complet cet été-là. »

J’ai trop souffert, et je me suis sauvé en réécrivant la totalité de ma vie. Je me suis vite enfui par l’imaginaire.

Alexandre Jardin, écrivain

Aujourd’hui, l'auteur embrasse la vérité et le réel, qui le remplissent de vitalité.

« Le vrai problème lorsqu’on se raconte des histoires dans son couple ou au travail, c’est qu’on se dévitalise. […] Alors, quand vous commencez à avoir des rapports réels, vous vous engueulez beaucoup plus souvent. Les frictions sont plus fortes, mais vous participez à la vie. Vous êtes vraiment vivants, vos journées sont denses, vous ne vous couchez pas absent de vous-même. »

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