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Stéphan Bureau
Audio fil du vendredi 16 août 2019

Mounir Baatour, premier candidat gai à la présidence de la Tunisie

Publié le

L'avocat et militant LGBTQ+ Mounir Baatour dans son bureau de Tunis.
Mounir Baatour   Photo : Reuters / Zoubeir Souissi

Dans un pays où l'homosexualité est encore criminalisée et où seulement 7 % de la population la considère comme acceptable, la particularité de la candidature de cet avocat et militant LGBT en est une de taille. Emprisonné pendant trois mois en 2013, Mounir Baatour explique à Stéphan Bureau qu'il aimerait mettre en valeur son programme électoral, qui promeut notamment la défense des libertés individuelles.

Opposé à l’article 230 du code pénal tunisien, qui interdit l’homosexualité, Baatour est la cible de messages de haine et de menaces depuis l’annonce de sa candidature.

« Ce n’est pas un article qui condamne les homosexuels à seulement trois ans d’emprisonnement, parce que quand il sort de prison, un homosexuel ne va pas devenir hétérosexuel, indique-t-il. Il va revenir en prison pour trois ans et ainsi de suite, toute sa vie. C’est une condamnation à perpétuité. »

Double opposition

Selon lui, les conservateurs islamistes en ont autant contre son orientation sexuelle que contre ses positions. « Les deux sont dangereux », dit-il.

Les islamistes sont en majorité très homophobes. Ce ne sont pas seulement mes positions anti-islamistes qui les font réagir.

Mounir Baatour

Optimiste malgré tout

Objet de critiques en raison de son ouverture face à Israël, il est aussi répudié par certaines organisations de défense des droits LGBT. Malgré tout, Mounir Baatour n’exclut pas de prendre le pouvoir lors des élections présidentielles tunisiennes, en septembre : « Si les personnes qui croient aux libertés individuelles, aux droits de l’homme, aux droits des minorités, aux droits LGBT votent toutes pour moi, je risque de passer au deuxième tour. »

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