Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Stéphan Bureau
Audio fil du lundi 12 août 2019

Voyager sur un cargo, une expérience inusitée, mais possible

Publié le

Vu de dos, un enfant se trouve sur le pont supérieur d'un cargo et regarde la mer.
Un passager sur le pont supérieur d'un cargo.   Photo : Getty Images / OLIVIER MORIN

Imaginez-vous sur un énorme bateau en plein océan, avec, comme compagnons de traversée, des marins, et pour dormir, une cabine avec vue sur des conteneurs. Loin de la croisière classique, le voyage en cargo est un moyen bien réel de se déplacer entre les continents. Certains en sont passionnés, d'autres l'adoptent par souci environnemental ou comme solution de rechange au tourisme de masse. Tous s'entendent pour dire qu'il s'agit d'une expérience hors du commun. L'écrivain suisse Claude-Eric Hippenmeyer, Aline Charles et Benjamin Gaucher sont des adeptes de ce mode de transport.

Claude-Eric Hippenmeyer a parcouru l’équivalent de quatre fois le tour du monde en cargo. « Le cargo, c’est presque l’envers du voyage, parce que le voyage est une démarche où l'on va à la rencontre de l’autre, alors que le cargo est une manière de fuir l’autre quelque part », précise l’écrivain qui a rédigé ses trois romans lors de ces voyages.

C’est comme une retraite. On vous fiche une paix royale! […] C’est un luxe, parce qu’on est dans la lenteur.

Claude-Eric Hippenmeyer

Aline Charles et Benjamin Gaucher ont complété un tour du monde sans prendre l’avion. Avant de vivre l’expérience du cargo, ils ont vogué sur le luxueux navire Queen Mary II, lors de leur traversée de l’Atlantique, à leur départ, en 2017. Par contre, le retour, sur les eaux de l’océan Pacifique, s’est déroulé dans un porte-conteneurs de 365 mètres qui transportait 14 000 conteneurs et où ils étaient les seuls passagers.

Le couple a déboursé près de 5000 $ pour un tel voyage au milieu d’un équipage d’une vingtaine de membres. En général, il faut compter près de 160 $ par jour. Ce mode de transport n’est pas fait pour tout le monde, car le luxe y est rare, même si certains cargos contiennent parfois une piscine et un gymnase.

Références

Le Calliope, Claude-Eric Hippenmeyer, Éditions G d’Encre, 2018
L’inconnue, Claude-Eric Hippenmeyer, Éditions G d’Encre, 2017
La ceinture de dollars, Claude-Eric Hippenmeyer, Éditions G d’Encre, 2016

Chargement en cours