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Stéphan Bureau
Audio fil du lundi 5 août 2019

Des Québécois traquent les algues sargasses dans les Caraïbes

Publié le

Le Sargaboat est mis à l'essai.
Le Sargaboat, une création québécoise, permet de retirer à l'aide d'une remorque les algues sargasses de l'eau.   Photo : The ocean cleaner

« Le but, c'est de les arrêter avant qu'elles viennent mourir sur la plage », explique Denis Jimenez à propos des algues sargasses, qui prolifèrent depuis cinq ans dans les Caraïbes et gâchent les vacances d'un grand nombre de touristes. Avec le Québecois Francesco Maselli et d'autres investisseurs de la Belle Province, Denis Jimenez est derrière la création du Sargaboat, qui permet de ramasser ces algues brunes et malodorantes s'échouant sur les plages et pouvant mettre en péril les écosystèmes locaux.

« Pour l’écosystème, les algues sargasses sont dangereuses à partir du moment où elles sont immobilisées et qu’il n’y a plus beaucoup d’eau, c’est-à-dire en bordure de plage. Là, elles continuent à consommer tout l’oxygène de l’eau et elles deviennent dangereuses, parce qu’elles tuent tout ce qui est en dessous, c’est-à-dire la faune et les coraux. Ça, c’est sa dangerosité réelle », explique Denis Jimenez.

Depuis 2018, la présence des algues sargasses s’est intensifiée sur les plages du Mexique, des Antilles et même de la Floride, note Denis Jimenez. Elles représentent un cauchemar pour les groupes hôteliers, qui voient les touristes de l'étranger déserter de plus en plus les destinations soleil. Selon Francesco Maselli, la baisse de la fréquentation touristique dans les hôtels qui sont touchés serait de l’ordre de 35 %.

Des hommes ramassent à la pelle des algues sur une plage.
Les groupes hôteliers tentent tant bien que mal de ramasser les algues qui s'entassent sur les plages, mais ces solutions ne suffisent plus. Photo : Associated Press/Victor Ruiz

Par l'entremise de leur entreprise baptisée The Ocean Cleaner, Denis Jimenez et Francesco Maselli ont conclu une entente avec le groupe hôtelier Vidanta, qui possède une dizaine d’établissements au Mexique.

Grâce au Sargaboat, les algues sargasses sont dans un premier temps arrêtées au large, avant qu’elles atteignent la plage. Elles sont ensuite stockées dans une remorque, puis transportées à l’extérieur de la mer.

Pour le moment, disent Denis Jimenez et Francesco Maselli, le groupe Vidanta évalue comment donner une seconde vie à ces algues sargasses. L’entreprise compte en effet tirer profit des algues, par exemple en recyclant les cargaisons récupérées en mer en engrais et en biogaz.

Le Sargaboat a pris la mer il y a environ trois semaines. Déjà, les gens d’affaires de France et du Québec disent avoir reçu de nombreux appels d’autres groupes hôteliers de la région des Caraïbes.

D’ici à la fin de cette année, Denis Jimenez et Francesco Maselli prévoient mettre à flot 6 bateaux et 18 remorques.

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