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Le Maroc, un pays tiraillé entre tradition et modernité

Bien entendu

Avec Stéphan Bureau

En semaine de 9 h à 11 h 30
(en rediffusion à 22 h)

Le Maroc, un pays tiraillé entre tradition et modernité

Audio fil du mardi 30 juillet 2019
Des gens se promènent autour de place Jemaâ El Fna de Marrakech, au Maroc.

La foule se masse autour de la mythique place Jemaâ El Fna de Marrakech, au Maroc.

Photo : iStock

Il y a 20 ans aujourd'hui, le roi Mohammed VI montait sur le trône au Maroc, succédant à son père, Hassan II. Deux décennies plus tard, le pays a bien évidemment changé. Au micro de Stéphan Bureau, la psychologue Rachida Azdouz, le conférencier Hassan Serraji et le journaliste Abderrahim Bourkia analysent la situation dans laquelle se trouve aujourd'hui leur pays d'origine, dont la population est encore tiraillée entre tradition et modernité.

Selon Rachida Azdouz, la société marocaine a évolué, certes, au cours des 20 dernières années, mais sa marche vers la modernité est une constante source de tension.

Il y a cet espèce de fantasme d’un Maroc qui concilie très bien la modernité et la tradition, qui vit en parfaite harmonie, mais dans le fond, ce n’est pas tant une conciliation qu’une tension perpétuelle, et l’équilibre ne tient qu’à de petits compromis.

Rachida Azdouz, psychologue

Rachida Azdouz ajoute que sa terre natale est un pays de paradoxes. « Le Maroc est un pays dont tout le monde veut partir. […] Quand vous parlez aux gens, ils adorent leur pays, ils sont très patriotes, ils sont même chauvins. Ils sont d’un chauvinisme absolument incroyable, mais en même temps, tout le monde veut partir », note-t-elle en parlant à la fois des riches, de la classe moyenne et des plus pauvres.

À la blague, la psychologue parle des Marocaines et Marocains comme d’un « peuple schizophrénique », une remarque endossée par Hassan Serraji. Selon le conférencier, une étrange dualité anime la psyché du peuple marocain.

Pour imager ses propos, Hassan Serraji prend l'exemple de ces Marocains qui s’habillent à l’occidentale le soir, mais qui portent l’habit traditionnel le jour, ou l'inverse.

Malgré cette dualité, la société marocaine a tout de même beaucoup changé depuis 20 ans, explique de son côté Abderrahim Bourkia.

« Il y a des choses qui avancent bien, et il y a des choses qui avancent moins bien aussi », note-t-il en parlant, entre autres, des domaines où les progrès laissent à désirer, comme l'éducation, la santé et la lutte aux inégalités sociales.

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