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Stéphan Bureau
Audio fil du jeudi 25 juillet 2019

Gérard Le Gal et Ariane Paré-Le Gal, artistes des produits forestiers

Publié le

Ariane Paré Le Gal et Gérald Le Gal au micro de Stéphan Bureau.
Ariane Paré Le Gal et Gérald Le Gal   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

« Le temps en forêt est quelque chose qui nous renouvelle. Ça fait tellement partie de notre ADN. » Élevé sur une ferme au Manitoba, Gérald Le Gal déplore que l'on ait perdu notre intimité avec le milieu naturel. Ariane, sa fille, a découvert l'importance du savoir autodidacte de son père lorsqu'ils ont travaillé ensemble sur l'émission Coureurs des bois, à Télé-Québec, et souhaite le transmettre à ses enfants. Autour du nouveau livre Forêt, ils expliquent à Stéphan Bureau comment le savoir-faire moderne permet de profiter d'aliments naturels auxquels même les Autochtones n'avaient pas accès.

« On vit très bien avec notre dépendance à l’urbanité, déplore Ariane Paré-Le Gal. On sent qu’on n’a pas vraiment besoin de la nature. On a envie d’y aller se ressourcer, au chalet, entre amis, avoir du plaisir, mais on y va très rapidement, un peu stressés, pendant l’heure de pointe, et on revient bien vite 48 heures après. Est-ce qu’on s’y ressource vraiment? Je me pose la question. »

On consomme la nature comme un divertissement. On ne s’y dépose pas. […] Je pense qu’on serait tous de meilleurs êtres humains si on avait plus de ce contact.

Ariane Paré-Le Gal

Enfant de la nature

« Ma jeunesse était beaucoup à l’extérieur, raconte Gérald Le Gal. Dès mon premier travail officiel – j’enseignais, dans ce temps-là –, j’ai été en contact avec les Ojibwés, en Ontario. J’ai vu qu’il y avait plus que de petits fruits [dans la forêt], qu’il y avait aussi des légumes, des médicaments, de la corde, des outils… Ça m’a éveillé à quelque chose qui ne m’a jamais quitté. »

Jeunes pousses

« Le grand cadeau, c’est qu’Ariane prenne la relève, dit le cueilleur professionnel. Maintenant, il y a ses deux petites puces, qui ont 7 et 8 ans, qui sortent avec leur panier et leur couteau, toutes seules, pour aller chercher des chanterelles. […] Elles vont derrière la maison, elles savent où sont les talles. On les entend souvent dire : "Grand-papa, ne touche pas à ça, c’est toxique!" »

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