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Stéphan Bureau
Audio fil du mercredi 24 juillet 2019

« J’ai besoin de prendre des risques » – Adib Alkhalidey

Publié le

Adib Alkhalidey au micro de Stéphan Bureau.
Adib Alkhalidey   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

« J'ai deux régimes totalitaires qui se battent constamment à l'intérieur de moi. Je suis un homme tragique, mais je suis plein d'espoir. » À l'heure où l'humour n'est plus qu'une facette de son art parmi tant d'autres – il a tourné avec Xavier Dolan en plus de coréaliser Mon ami Walid –, Adib Alkhalidey sent le besoin d'être totalement convaincu de chaque mot qu'il prononce, ainsi que l'urgence d'être plus audacieux. Il discute avec Stéphan Bureau de l'attraction du pouvoir.

« Les gens sont tellement généreux quand ils t’aiment qu’ils te laissent aller où tu veux », dit Adib Alkhalidey, rencontré au lendemain d’une soirée de rodage de son prochain spectacle. « Sauf que ça vient avec un pouvoir absolu. Ma responsabilité en tant qu’artiste, c’est de dire la vérité et, des fois, la vérité n’est pas nécessairement le terrain le plus fertile pour la comédie, mais moi, ça me passionne. Alors, c’est ma responsabilité d’être sincère. Une chance que je ne fais pas que de l’humour, parce que je ne ferais pas ça. [Ma polyvalence] me donne une liberté. »

Quand je suis sur scène, je me sens vivant juste quand j’entends rire. Les moments où ça ne rit pas… Je cours après quelque chose. J’aime les silences dans la vie, mais sur scène, ce n’est pas nécessairement là que je suis le plus confortable. […] Est-ce que ça vaut la peine d’aller dans ces zones où ça rit un peu moins? Je prends ce pari-là, maintenant.

Adib Alkhalidey

La conviction pour répondre à l’opinion

« J’ai besoin de prendre des risques et de sentir que quand je sors de scène, ce que j’ai dit, je suis prêt à mourir pour le défendre », déclare le jeune Montréalais aux origines irakiennes et marocaines.

Il clarifie : « Tout le monde te donne son opinion, dans la vie. Tu sors de scène, tu reçois des messages. Les gens te parlent : "Ah, moi, j’ai adoré." "Ah, c’était extraordinaire!" "Ah, moi, j’ai trouvé que c’était un peu long." Tout le monde veut tellement te dire comment ils se sentent par rapport à quelque chose qu’ils n’ont jamais fait de leur vie. Toi, tu es la personne qui est impliquée, qui a les deux mains […] dans la terre. Tu travailles, t’es sale [et] des gens tout proprets arrivent, bien habillés, et disent : "Moi, je l’aurais fait comme ça." »

« D’un côté comme de l’autre, le vent de l’admiration ou le vent du mépris, je m’en fous, affirme Adib Alkhalidey. J’essaie de rester enraciné dans ce qui est important pour moi. »

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