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Stéphan Bureau
Audio fil du lundi 15 juillet 2019

Les conséquences des notes diplomatiques de l’ambassadeur britannique envers Donald Trump

Publié le

Kim Darroch devant un lutrin.
Kim Darroch, prononçant une allocution lors d'une réception à l'ambassade britannique à Washington, le 18 janvier 2017.   Photo : Getty Images / Paul Morigi

La semaine dernière, le journal britannique The Mail on Sunday a publié des extraits de télégrammes diplomatiques confidentiels adressés à Londres par l'ambassadeur britannique à Washington, Kim Darroch, dans lesquels il qualifiait le gouvernement Trump de « dysfonctionnel » et « inepte ». Le président américain s'est déchaîné contre l'ambassadeur, qui a finalement démissionné. Est-ce que l'ambassadeur Kim Darroch a commis une faute professionnelle grave en rédigeant ses notes ou, au contraire, a-t-il bien servi son pays? Pour comprendre cette crise diplomatique et le rôle d'un ambassadeur, nous recevons deux ex-ambassadeurs canadiens d'expérience, Gilles Rivard et Guy Saint-Jacques.

Gilles Rivard et Guy Saint-Jacques ne croient pas que les commentaires de l’ambassadeur britannique à Washington soient si graves. « Je pense que ça va passer, parce que les intérêts supérieurs des relations entre les deux pays vont rapidement oublier cet incident malheureux pour l’ambassadeur Darroch qui, à mon avis, n’a simplement fait que son travail, affirme Gilles Rivard. « C’est tout à fait le travail d’un ambassadeur d’expliquer comment fonctionne le système politique et comment l’influencer », rappelle pour sa part Guy Saint-Jacques.

Gilles Rivard souligne également que les ambassadeurs rédigent des notes diplomatiques tous les jours. « C’est très important qu’un ambassadeur s’exprime, même de façon aussi crue, parce qu’il est essentiel pour lui que ses autorités aient une image claire de la situation. »

Dans certains cas, les ambassadeurs utilisent des communications sécuritaires « pour des sujets vraiment sensibles » et pour limiter le nombre de personnes qui recevront les messages. Parfois, Guy Saint-Jacques en a envoyé directement au premier ministre du Canada, sans passer par le greffier du Conseil privé.

Les ambassadeurs en poste aux États-Unis doivent tenir compte du comportement politique imprévisible de Donald Trump. Guy Saint-Jacques a pensé dès le début du mandat du président américain que les pays devraient embaucher un psychologue ou un psychiatre pour mieux prédire ses réactions.

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