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Stéphan Bureau
Audio fil du mardi 9 juillet 2019

Christian Tétreault : faire connaissance avec la sobriété après le deuil

Publié le

Christian Tétreault au micro de Stéphan Bureau.
Christian Tétreault   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Le chroniqueur et éditorialiste sportif bien connu est aussi, depuis 20 ans, un auteur accompli. Outre Je m'appelle Marie, à propos de sa fille morte il y a plus de 30 ans, il a publié, au printemps, Nos enfants sont immortels, en hommage aux parents d'enfants disparus, et s'apprête à lancer Conversations avec Marie à l'automne. Christian Tétreault explique à Stéphan Bureau comment il a fait de l'alcool son outil de travail.

« La maladie, j’ai commencé à la développer sans m’en rendre compte au décès de ma fille, parce qu’il fallait que je continue à travailler, raconte Christian Tétreault. J’avais un contrat [pour écrire] des monologues soi-disant drôles que je faisais le matin, à CKOI. Je me souviens très bien d’avoir eu de la difficulté à les lire, parce que des larmes étaient tombées sur ma feuille et que ça embrouillait les lettres. Ce que j’écrivais, c’était juste des stupidités, des niaiseries et des jokes, mais je les écrivais en pleurant. »

On se le cache à soi-même. Je n’en étais pas conscient. Pour moi, c’était du gaz. C’était utile.

Christian Tétreault

Toujours bien présente

« Je la sens nettement en moi », affirme le chroniqueur au sujet de sa fille, 33 ans après sa mort. « Je pense qu’elle n’est jamais partie. On comprend le concept de la mort d’une façon bien différente avec le temps. […] Je ne fais rien, je ne bouge pas sans être quelque part inspiré par ma fille, jadis ma douleur. Ce n’est plus une douleur que j’ai, maintenant. C’est une compagne que je transporte à l’intérieur de moi, qui m’aime sans limites, que j’aime sans limites et qui va [continuer à] me guider, à m’inspirer. Elle est encore bien vivante; elle provoque des choses en moi. »

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