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Stéphan Bureau
Audio fil du mardi 18 juin 2019

Les chefs-d’œuvre et les regrets de Roger Taillibert, artisan sportif

Publié le

Roger Taillibert et Alain Stanké au micro de Stéphan Bureau.
Roger Taillibert et Alain Stanké   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

« Toute l'histoire des civilisations, vous la trouvez dans la peinture comme dans l'architecture. C'est le plus grand dictionnaire du monde. » Le père du stade olympique de Montréal n'est pas seulement un architecte important. L'homme de 93 ans s'adonne également à la peinture depuis 30 ans. En compagnie d'Alain Stanké, commissaire de la toute première exposition de peintures à lui être consacrée, Roger Taillibert parle à Stéphan Bureau de l'importance du sport dans son travail, mais aussi de ses regrets concernant le stade.

C’est un outil pour la jeunesse, et la jeunesse ne va pas dedans. Pour moi, ceci est vraiment très désagréable.

Roget Taillibert au sujet du stade

La mystérieuse destinée d’un bâtiment mal aimé

Outre le fait que le bâtiment n’a jamais été terminé, l’architecte déplore qu’on ne l’ait jamais consulté quant aux travaux qui y ont été faits depuis son inauguration : « C’est anormal. Dans tout bâtiment dans le monde où je travaille, […] on m’appelle pour me dire : "Voilà ce que l’on va faire, est-ce que vous êtes d’accord?" Ici, les intentions et les réalisations se font dans une direction que je n’ai pas le droit de connaître. »

L’une des œuvres présentée dans l’exposition <i>Volumes et lumière</i>, de Roger Taillibert.
L’une des œuvres présentée dans l’exposition Volumes et lumière, de Roger Taillibert   Photo : Annie Garofano

Plus de transparence chez les Arabes

Parallèlement, la tenue de la commission Charbonneau ne l’a pas surpris. « Je n’avais jamais vu les méthodes qui sont employées ici, affirme-t-il. Si vous êtes dans le monde arabe, les choses sont réglées avant. Vous n’entendez jamais parler de ces problèmes-là, parce que le prince ou les fils du prince ont droit à leur part. Tout ceci est réglé avant, donc il n’y a plus de bruit. »

Vivre pour le sport

Dans les peintures qu’il a conçues en secret, à Paris ou dans sa résidence de Saint-Sauveur, au Québec, M. Taillibert s’inspire beaucoup du sport. « J’ai vécu là, dit-il simplement. J’ai vécu parmi tous ces athlètes. Vous comprenez? »

L’une des œuvres présentée dans l’exposition <i>Volumes et lumière</i>, de Roger Taillibert
L’une des œuvres présentée dans l’exposition Volumes et lumière, de Roger Taillibert   Photo : Annie Garofano

Faces cachées

Alain Stanké estime qu’il reste beaucoup à connaître au sujet de M. Taillibert : « Les gens ne savent pas que quand il était jeune, quand il avait 16 ans, il était dans la Résistance, et qu’au péril de sa vie, il a sauvé une quantité de jeunes. »

Il relate le moment où il a découvert les activités de peintre de l’architecte, après avoir fait sa connaissance à travers le caricaturiste Jean-Pierre Girerd : « J’ai été absolument émerveillé. Je ne savais pas. […] J’ai dit : "Roger, il faut exposer." Il a dit : "Non, non, je ne veux pas." J’ai eu moi-même une expérience à Repentigny, l’année précédente; les gens ont été extrêmement gentils. J’ai pensé que ça serait bien s’il pouvait aller là, que ce serait comme une réconciliation. »


L’exposition Volumes et lumière est présentée du 20 juin au 29 septembre au Centre d’art Diane-Dufresne, à Repentigny.

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